Posts Tagged ‘Festival Fantasia 2010’
Festival Fantasia 2010 – Scott Pilgrim
Posted by Benoit in Télévision/Cinéma on July 30th, 2010
Dernière capsule sur le festival Fantasia édition 2010. Pour clôturer le festival en beauté, je vous parle de Scott Pilgrim Versus The World, un film typiquement geek.
Je vous invite à consulter notre émission radio du 31 mai 2010 qui est justement consacrée à l’oeuvre de Bryan Lee O’Malley: http://www.mysterieuxetonnants.com/?p…
- Benoit Mercier
Festival Fantasia 2010 – Into Eternity
Posted by Benoit in Télévision/Cinéma on July 25th, 2010
Into Eternity est plus qu’un nouveau documentaire, le bébé d’un cinéaste bien heureux d’avoir déniché un sujet que peu couvert par le genre. Il s’agit d’une œuvre hautement importante et réflexive qui viendra certainement hanter vos songes suite à son visionnement.
À l’aide d’images dotées d’une beauté inouïe, mais aussi d’une grande froideur, le réalisateur Michael Madsen nous plonge au cœur de l’un des projets les plus ambitieux et des plus inusités que l’homme ait pu s’imposer.
Le tout découle d’une simple question. Que faire avec les déchets nucléaires? La question est d’autant plus pressante, que les stocks de ces résidus radioactifs s’empilent de plus en plus. Une solution définitive est à envisager. Il est d’une importance capitale d’entreposer ces déchets en lieu sûr, dans un environnement stable à l’abri des intempéries, mais aussi de la variable la plus instable de cette planète, l’homme.
Entre en scène Onkalo, un complexe souterrain gigantesque dont la construction ne sera pas complétée avant 2100 et qui propose une solution viable, enfin, en surface. Entreposer en son sein et de façon permanente ces matières mortelles. Facile non? Tout au contraire, car le projet amène son raz-de-marée de question et d’enjeux. Comment assurer la sécurité des lieux au fil des siècles? Comment empêcher les futures générations à franchir le seuil de ce sanctuaire maudit? Le film est autant une œuvre écologique, anthropologique et philosophique. Une pièce historique qui pose un regard critique, mais toujours neutre sur un défit de taille qui dépasse le savoir de l’homme.
Grâce à des entrevues faites avec des experts et les principaux acteurs liés à Onkalo, Madsen tente premièrement d’établir les enjeux de ce projet. Petit à petit il nous ouvre les yeux sur une réalité qui échappe à la plupart d’entre nous. Le ton reste instructif sans toutefois devenir paternaliste ou réprobateur. Tout est révélé aux spectateurs avec la délicatesse et l’ingéniosité d’un chirurgien. Un niveau de compréhension amène son lot de nouveaux enjeux et de questionnements que le réalisateur s’empresse aussitôt d’illustré et de démystifier. On en sort une personne plus informée et sensible à notre empreinte écologique sur cette planète.
Le film reste également un très beau document, dont certains plans ne sont pas sans rappeler les scènes appartenant au film 2001 L’odyssée de l’espace. La froideur de la roche, la noirceur, l’eau, les éléments sont autant des acteurs importants dans le développement du récit que les intervenants d’Onkalu. L’image reste contemplative, lente et sereine, mais aussi inquiétante et parfois semble sortie tout droit d’une autre planète. La poésie des images est palpable, celle-ci sert au travers des innervations des experts de moments propices à la réflexion.
Un film efficace, intelligent qui ne prend pas son auditoire pour des imbéciles. Into Eternity est un film d’une puissance qui vous surprendra.
- Benoit Mercier
Festival Fantasia 2010 – Doghouse
Posted by Benoit in Télévision/Cinéma on July 24th, 2010
Doghouse n’est pas sans rappeler les autres comédies britanniques qui dans les dernières années ont flirté avec le surnaturel et la comédie. Les parallèles avec Lesbian Vampire Killer et Shawn of The Dead nous viennent rapidement à l’esprit, et sont plutôt faciles à faire pour les cinéphiles de mauvaise foi. Mais là s’arrêtent les similarités, car s’il est vrai que ces œuvres s’entrecoupent et que certains procédés comiques sont récurrent, Doghouse reste un film à part entière qui mérite votre attention.
Six amis se retrouvent pour une sortie « entre gars », boisson, rigolades et vieilles anecdotes salées seront les bienvenues pour ce week-end qui s’annonce d’être explosif. Laissons les femmes et problèmes de la vie bien rangée derrières, les prochains jours sont consacrés aux bons temps entre copains.
Afin de s’assurer d’avoir un espace tranquille où nos hommes pourront boire en paix et sans distraction, nos amis s’isolent dans un petit village de la campagne anglaise. Le plan parfait, la fin de semaine parfaite. Le seul hic, le village est peuplé de femmes zombifiées et violentes qui, après avoir décimé la population mâle du village, sont assoiffées de chair fraîche. Nos amis devront alors avoir des recours d’ingéniosité et de complicité afin de sortir vivant de cette situation.
Si le film reste plutôt léger, on en apprend assez sur les personnages pour bien pouvoir les cerner et comprendre qui ils sont et ce qui les motive. Aucun des personnages ne reste unidimensionnel. On évite parfaitement certains clichés que peuvent emprunter les comédies où plusieurs personnages partagent l’écran en même temps. Chacun d’eux reste complet et attachant et si par malheur l’un d’entre eux vient à mordre la poussière, victime d’une des femmes meurtrières, le moment est touchant et poignant.On devient vitre attachée à cette bande de gars maladroits, parfois vulgaires, mais toujours sincères et authentiques. Cet aspect rajoute beaucoup au film. Comme aucun personnage n’est à l’abri ou éternel, on craint pour eux et on espère que son « préféré » survivra.
Rien n’est plus drôle que de les entendre s’obstiner sur la prochaine étape à emprunter. Comment survivre? Comment utiliser le contenu des boutiques désertées du village à son avantage? C’est en travaillant ensemble qu’ils trouveront des solutions. Des solutions qui ne sont pas dépourvues d’humour et de beaucoup d’ironie.
Fusil à l’eau rempli d’essence qu’on allume, voiture téléguidée qui sert d’appât, tout est permis pour parvenir à sauver sa peau.
Malgré ses retournements de situation à ne plus finir où le groupe ne cesse de se séparer pour se retrouver à nouveau réuni, le tout reste cohérent et bien équilibré. Si parfois, on a l’impression que le récit se cherche, le scénario sait comment nous ramener dans son univers ludique et débridé.
Le film se permet au passage plusieurs commentaires sur la situation de l’homme dans un monde où de plus en plus les femmes prennent leur place. Dialogues poignants, mais jamais prévisibles, viennent sceller le tout pour une comédie à voir qui n’a rien à envier aux autres obus établis du genre.
- Benoit Mercier
Festval Fantasia 2010: A serbian film: Sex Nihilo ou l’amour au temps de vide
Posted by Benoit in Télévision/Cinéma on July 23rd, 2010
Voici un article qui provient de Francis Ouellette, coanimateur au 7ième Antiquaire sur CHOQ.FM.
Ce papier est la synthèse d’une logorrhée nauséeuse et colérique entre deux inconnus qui cherchent encore à se connaitre, suite au visionnement de A Serbian film. Si le film de Srdjan Spasojevic est le vecteur de quoi que ce soit, dans ce cas bien précis, il aura forcé deux personnes à se conjuguer dans un débat, à affronter l’horreur à grands coups de raison et conséquemment, à se rapprocher. Peut-être est-ce la finalité du film où le vide, le chaos est riche de sens.

Inévitablement, les papiers sur A Serbian film seront légion. Bien en deçà de la qualité du film, de son propos ou de son contenu, la déflagration de viscéralité de l’engin ne pourra que lascérer les consciences, laissant dans les souvenirs du spectateur des instants de fulgurances qui ne seront pas loin du symptôme post-traumatique. Certains voudront oublier, d’autre chercheront à ratiociner ses effets. Les détracteurs et admirateurs se complairont malgré eux dans leur colère, leur dégoût ou leur indifférence.
Face à la polarisation générée par le film, il sera impossible d’éviter la répétition de quelques lieux communs. Les clichés seront ponctués de sempiternelles dithyrambes. Alors pourquoi donc écrire sur A Serbian film? C’est la prérogative du 7ème de considérer le médium cinéma comme un baromètre de nos maux de société. Il importe guère ici de jauger le film en soi, mais bel et bien d’évaluer ce qu’il représente, son utilité fondamentale dans un canevas social encore à esquisser. Utile, A Serbian film l’est…
De la transgression comme révélationEn tant que cinéphiles sensibles au potentiel philosophique du médium, nous sommes de toute évidence en quête perpétuelle de transgression. Or, nous n’attendons pas simplement la provocation. Nous attendons, fébrile, l’extase de la fêlure fatale, l’instant suprême de la déchirure. Nous soulevons sincèrement la question: est-il possible que la coupure se fasse parfois trop vite, trop profondément, même sur les consciences les plus aguerries?
Il serait tentant, voir même rassurant, d’inclure A Serbian Film à cette peau de chagrin suintante que représente le cinéma dit transgressif. Il sera invariablement comparé, associé, juxtaposé à Salo et autre Irréversible. Nous ne nous prêterons pas à cette exercice. A Serbian Film est sa propre référence. Nous devrons tôt ou tard considérer collectivement la problématique du cinéma et de l’image (sa surexposition) au 21ème siècle. A Serbian film est-il justement un film de son temps? Assurément mais il est plus encore.
Une offre que vous ne pouvez pas refuser…littéralement A Serbian film nous transmet l’idée de la disparition progressive de la réalité dans la vie elle-même, celle que nous côtoyons. Le film est le témoin bruyant de l’effacement de la réalité, dans le monde des représentations dont le cinéma fait parti. La réalité s’est donc raréfiée et les spectateurs la recherche avec avidité. Sa valeur marchande à donc augmenté comparativement au fantastique, au rêve, à la simulation, au jeu grossier de la pornographie traditionnelle dont les formes pullulent et se banalisent par leur omniprésence (le film ridiculise la pornographie de la décennie précédente déjà obsolète et dont le jeu nous semble infiniment ampoulé).
Prenons cet exemple: la séquence où le frère du personnage principal se masturbe devant une scène de famille montrant les bonheurs simples qu’il visionne sur vidéo. En putifiant la réalité, le frère la réifie la consomme, l’anéantie . Du monde auquel cet homme appartient, une simple scène de famille devient l’objet suprême des fantasmes et le suicide d’une famille au seuil du désespoir est désormais matière à spectacle. Le film annonce l’imminence d’un monde où nous subsistera la marchandise.

Sur l’autel des grands négoces, Éros et Tanathos ne sont pas simplement complémentaires, il sont désormais identiques et indissociables. C’est un “package deal” bonifié par A Serbian film et ses velléités violentes d’oblitération de l’indicible. C’est aussi là sa plus grande force. Il en va du protagoniste comme du spectateur, coincé dans un contrat faustien, fractal et élusif, duquel n’y a absolument pas d’échappatoire. Une fois happé par son vide, le spectateur peut boucher ses oreilles et masquer son regard, quitter la salle en trombe ou s’évanouir; une place l’attend dans les limbes, pour une modique somme. Le film dénonce t-il quoi que ce soit? Non. Pas plus qu’il annonce. En fait, il énonce, purement et simplement, beaucoup plus qu’il ne démontre. Pour être cru, nous dirions même qu’il n’a qu’un seul but véritable…défoncer. Le quatrième mur est ici l’hymen de l’histoire.
Le film se targue d’être une représentation de l’histoire Serbe. Il s’y trouverait des références directes aux pratiques de torture, telles cette drogue facilitant la suggestion donnée au soldat pour en faire du viol une véritable arme de guerre. Le cinéma, essentiellement la pornographie aurait joué un certain rôle des années 90, durant et après la guerre entre les autorités serbes et l’UCK albanophone, dans le cadre de la guerre du Kosovo. La pornographie connait toujours une explosion en temps de guerre. La Serbie n’a pas fait exception. La pornographie et la prostitution infantile en tête.

Admettons que la réalité dans la vie tend à perdre sa valeur face à sa reproduction, par exemple au cinéma, le film exacerbe également le rôle du cinéma dans nos vies d’individu et par extension dans l’histoire. La confusion entre l’Éros et le Thanatos qui caractérise le fantasme d’aujourd’hui est lié à cette confusion voulue ou non entre le cinéma comme sublimation positive de la réalité et le cinéma comme arme de guerre autant que le viol.
Aussi, la pornographie est le lieu privilégié de la canalisation de la violence dans la culture de masse occidentale et de fait a peut-être remplacer dans les esprits des grandes idéologies politiques.
Prétexte patenté par des créateurs essayant d’engoncer de la substance là où il n’y a que le vide? Véritable tentative d’exorcisme des souffrances d’un peuple? Vaste fumisterie ou brulôt incandescent? Il y assurément un peu de tout ça dans A Serbian film. Admirons ici la pertinence pernicieuse de son titre, où les degrés de significations métatextuelles sont vertigineux (ajoutons que le film est la première production indépendante du pays).

Qu’en est-il du film en tant que film? Loin d’être le vulgaire “torture porn” annoncé, il crée l’agonie de ce sous-genre. En opposition aux thèmes de prédilection du genre, cette “effrayante” européanité scarifiée par la guerre en tête de liste, il prend la forme d’un psychodrame dont la structure est celle d’un thriller banal mais efficace. Il y a assurément du grand-guignolesque dans toute l’affaire mais il tend vers une certaine idée du sublime dans l’horreur, se justifiant métatextuellement au nom de l’art. Justification malaisée mais…pour le moins efficace.
Insidieusement, le film propose également aux spectateurs de quantifier la cruauté et l’horreur, à grands renforts d’habiles juxtapositions conceptuelles (des gâcheux -”spoilers”- commencent ici):
-Le viol du bébé à la seconde même de sa naissance est-il moins choquant que le sourire de sa mère s’en délectant?
-Mourir étouffé avec un phallus dans la gorge…sans pouvoir mordre parce que nos dents ont été arrachés…
-Couper la tête de sa partenaire pendant la pénétration…et continuer de tringler son cadavre désarticulé avec une excitation renouvellée.
-Se rendre compte que l’enfant que l’on sodomise malgré soi est son propre fils…pendant que notre épouse est violée par notre propre frère.
-Le réalisateur se faisant bousiller le crâne…en étant traversé d’extase par ce grand moment de fougue artistique, privant le spectateur et le protagoniste de la satisfaction d’une vengeance.
-L’ultime ironie de se suicider avec sa famille pour échapper à l’horreur…sans savoir que même mort, nos corps seront souillés.
FIN DES GACHEUX
Face au vertige que génère le film, deux options se posent. Le spectateur peut filtrer ce qu’il voit; avec une froide distanciation intellectuelle, une indifférence feinte, un refus en bloc, en riant. Par le rire, une part du public de Fantasia, dont l’atavisme légendaire et porcin se confond avec le manque d’hygiène le plus élémentaire, a créé un grand moment d’obscenité pendant la dernière représentation. Lors de la désormais célèbre scène de “viol occulaire”, efficace métaphore pour le film s’il en est, moment bunuelesque pour le nouveau millénaire, les “freaks” hurlaient de bonheur comme des singes dans leur fiente, créant la consternation résignée et habituelles des pauvres “geeks”.
Doit-on se refugier dans l’amour ou reproduire la violence? Les deux constituent une fuite : face à l’horreur, pour lui survivre, il n’y a que la philosophie. Après visionnement, dégoût profond, révulsion viscérale. Le film fait-il une critique des catégories journalistiques en posant cette question : peut-on et doit-on quantifier la violence, pour établir l’importance historique d’un évènement dans nos vies ou dans l’histoire?
C’est là où nous proposons l’autre option, faire le choix de vivre le film avec les conséquences impliquées. Ensuite, on observe les dommages, préférablement à deux, sentencieusement. Ce qui ressort de cette approche, c’est une reconnaissance de l’altérité. Et peut-être, à travers le vide, un bref moment de tendresse.
Festival Fantasia 2010 – Birdemic
Posted by Benoit in Autre/Quoi?! on July 22nd, 2010
Le Mystérieux étonnants (et coloc) Simon Chénier se joint à moi pour vous parler de Birdemic, le nanar assumé du festival Fantasia cette année.
- Benoit Mercier
Festival Fantasia 2010 – The Devils
Posted by Benoit in Télévision/Cinéma on July 22nd, 2010
Voici un article qui provient de Francis Ouellette, coanimateur au 7ième Antiquaire sur CHOQ.FM.
Bref, nous avions déjà fait l’année dernière une émission sur ce film et par chance, nous avions vu la version intégrale. Loin d’être simplement des scènes dont l’unique but est de provoquer, ce qui a été censuré était hautement porteur de sens, d’érotisme et de souffrance. Nous vous repassons donc notre émission et notre entrée de blogue dans leur intégralité, question de rendre justice au film et de nous remonter le moral après ne pas avoir vu la version promise…
Rien de tel lorsqu’on commence une entrée de blog où il sera question en partie d’Oliver Reed que de le montrer dans une de ses légendaires frasques éthyliques, ne serait-ce que parce que c’est inévitable quand on parle de l’homme:
Voilà. C’est fait. Out of the way.

Mais rien n’aurait pu nous préparer au choc de The Devils. D’habitude, nous sommes familiers avec le film en question, mais cette fois-ci, le dépucelage a été d’une violence inégalée. Nous n’en savions presque rien, le film étant de toute manière introuvable sinon en version tristement censurée. Warner refuse de le sortir en DVD, malgré les pléthores de pétitions. Par je ne sais quelle sorcellerie, nous avons vu la version intégrale. Ooooooh l’engin maudit que voilà! La puissance de ce film, dans la feuille de route surprenante de Russell, est inouïe, démesurée, à l’instar de son interprète principal, Oliver Reed, dont c’est d’ailleurs la plus grande prestation. Voilà enfin un film qui mérite totalement l’épithète de controversé, bien que le terme soit faible…il est…possédé.

Il est inargumentable que tout britannique ayant eu la chance de voir en salle ce film en 71 a été stigmatisé à vie. Après une écoute seulement, il est on ne peut plus clair qu’un jeune Clive Barker, alors étudiant se préparant à faire ses premiers courts métrages, a trouvé sa voix en le regardant. La Genèse maudite de Hellraiser me semble indubitablement mais subtilement relié à The Devils, autant au niveau de certain thème que de son esthétique (et vous lisez actuellement les mots de fanatiques de Hellraiser, il vous suffira de lire cette entrée pour le constater). C’est une corrélation que nous avons fait brièvement dans l’émission et qui mérite d’être développée plus amplement ici même.
Le fétichisme des symboles religieux, la déviance hypocrite du pénitent sont omniprésents dans les deux films. Ne perdons pas de vue qu’à la base, le terme cénobite réfère au moine chrétien et que Barker a su brillamment pervertir (exalter?) la rigidité morbide de ces moines pour créer par inversion une nouvelle hégémonie de souffrance, un dogme démoniaque de la mortification. Mad Movies a couvert à merveille ce sujet dans ce brillant article. Des comparaisons s’imposent:
Le Père Mignon et Pinhead, pape de l’Enfer


-I want to hear your confession… (actual line)

-We want to hear him confess himself… (actual line)
La première apparition du Père Mignon à l’écran…

Depuis la sortie en Blue-ray du film, j’ai eu le plaisir de le voir avec une telle qualité d’image que des détails jamais perçus précédemment prenaient une évidence fabuleuse. Ceci par exemple:

L’oncle Frank a un autel de fortune dédié Salomé (c’est la tête de Saint Jean-Baptiste dans l’assiette les enfants!). Outre nous expliquer le type de fascination que se coltine Frank, le premier film de Clive Barker s’appelait Salomé. Plusieurs des thèmes de bases de Hellraiser s’y trouvaient déjà; le plaisir de la mortification, les excès où peuvent nous mener les obsessions…En l’occurrence, The Devils n’est rien de moins qu’une relecture du mythe de Salomé. Ces thèmes sont tous déjà bien perceptibles dès le début chez Clive Barker.
À gauche, vous pouvez voir une statue modifiée par Frank, annonçant déjà l’apparence qu’auront les Cénobites (s’en est littéralement un vrai, en plus!). Ironie puissante que voilà: le syncrétisme ravageur de la religion chrétienne retourné contre lui-même! Amen!
Les mêmes obsessions pour la symétrie étouffante, les angles contraignants, la balance entre le noir et le blanc, déjà présents dans un film étudiant de Barker The Forbidden, une sorte de proto Hellraiser…



Dans le cas ultime où vous seriez sceptique de nos analyses, on vous rappelle que Oliver Reed a joué dans ce film:

Pour nous écouter, c’est ici
Festival Fantasia 2010 – Retour sur les derniers jours
Posted by Benoit in Télévision/Cinéma on July 21st, 2010
Dans cette vidéo je vous parle rapidement de Blades of Blood, Castaway on the Moon et The Devils par Russell.
À ÉCOUTER
L’épisode de notre émission sœur le 7e Antiquaire dédié au réalisateur et à l’œuvre de Ken Russell.
Écoutez ici : http://archives.choq.fm/2009-04-22/12…
- Benoit Mercier
SANS DESSEIN à la belle étoile demain soir à Fantasia
Posted by Benoit in Télévision/Cinéma on July 20th, 2010
Dans le cadre du festival Fantasia, assistez à une projection spéciale à la belle étoile de SANS DESSEIN.
Le tout se déroulera le mercredi 21 juillet au parc de la Paix : sur St-Laurent entre René-Lévesque et Ste-Catherine à Montréal, entre 21h et 23h.
- Benoit Mercier
Émission # 178 – Secret Six
Posted by Benoit in Émission de radio on July 19th, 2010
Émission # 178 – Cette semaine, nous recevons le réalisateur de la websérie Reine rouge, Olivier Sabino et nous parlons Secret Six avec le coanimateur du 7e Antiquaire, Francis Ouelette.
Festival Fantasia 2010 – Jour 8
Posted by Benoit in Télévision/Cinéma on July 19th, 2010
Mon carnet de bord du festival Fantasia se poursuit, cette fois-ci je vous partage mes impressions sur Scandal Makers, Sell Out ainsi que le très controversé A Serbian Film.
- Benoit Mercier









