Des geeks et des (super) bêtes


Voici une nouvelle qui provient de Francis Ouellette, coanimateur au 7ième Antiquaire sur CHOQ.FM.

Cette entrée de blogue est la plus agréable perte de temps que j’ai fait de ma vie. Je l’assume pleinement. Naah. Je me fais des acrêres… Je suis un peu gêné mais impuissant.

J’ai remarqué que très souvent, les geeks sont mystérieusement, étonnamment, de grands animal lovers (de la bonne sorte). Je ne fais pas exception à la règle avec mes cinq chats (en écrivant ceci, je me sens comme un croisement entre Foglia et Kevin Smith). Diantre! La seule raison pour laquelle je n’assène pas un crochet dans la gueule de quelqu’un sur une base hebdomadaire tient à l’effet appaisant qu’a pour mon âme des sites comme Cute overload et autres lolcats. La combinaison Geek-animal lover possède une dialectique riche et complexe, exaltée quotidiennement sur Internet, qui fait opérer chez le sujet un mélange de douceur et de rire qui…
Ah et puis phoque this. On fait un test. Check ça ok:

Ça marche hein? Non? Ok. Resistance is futile. Check ça d’abord: Are we getting somewhere? Non? Je vous terrasse à coup sur avec le prochain.

AHHHH. C’est comme de la porn pour le coeur. No joke. NON! DAMMMN! You a cold, sad muthafucka! Aux grands mots les grands moyens.

VOILÀ. Ça fait chaud en dedans hein?.

Le compagnon animal a d’ailleurs toujours eu une place d’honneur dans le canon super-héroïque. Ça m’a toujours un peu rendu perplexe. Je ne parle pas ici de personnages animaliers anthropomorphiques mais de chat et de chien avec des super-pouvoirs. Traité avec distance, un brin d’humour, le tout peut posséder un certain charme mais très souvent, c’est avec un sérieux tout à fait assumé que ces créatures sont traités comme des véritables héros.

Grant Morisson, ardent défenseur de la cause animale, a créé les plus belles histoires sur le sujet. Dans We3, il réussi l’improbable fusion de Homeward bound et Robocop et ce, sans la moindre complaisance, avec émotion et pathos (cliquez ici pour écouter l’émission des Mystérieux sur le sujet). Dans Animal man, il nous fait partager la souffrance d’un avatar de Wil. E Coyote, totem moderne de la cruauté humaine et nous fait ressentir l’intelligence pleine de poésie de dauphins massacrés. Plusieurs sous-textes de ses grandes oeuvres, dans The Invisibles et The Filth tout particulièrement, lui ont servis à faire le deuil de son chat. Il y fait dire à un de ses personnages que le film offrant toutes les réponses au sens de la vie est Walt Disney’s The Three lives of Tomasina. Nous avons fait une émission sur le film ici même pour cette seule et unique raison. Plus récemment, dans Final Crisis, il a fait participer, avec tout le sérieux du monde, Captain Carrot and the Zoo crew à un conflit d’envergure cosmique.
Geoff Johns nous a fait pleurer la mort d’une courageuse mouche dans Green Lantern et il a fait d’un petit minou le plus sanguinaire Red Lantern de la galaxie, Dex-Starr. (une confrontation avec Krypto, le chien de Superman, est inévitable et fermement attendue)

Le Super-bestiaire est un univers en soi. Dernièrement, Marvel nous a offert le superbe Lockjaw and the Pet Avengers où les animaux de Marvel bravent le temps et l’espace pour sauver l’univers de… Thanos. C’était un petit bijou. C’est même assez sérieux.

Chez Dark Horse (Dark. Horse.), les Beasts of Burden d’Evan Dorkin et Colleen Doran, sorte d’investigateurs paranormaux du monde animalier, aident leur semblable à combattre…un jeune tueur en série se faisant la main sur des chiots et des chatons, des grenouilles lovecratiennes et des rats génétiquement modifiés. Si vous pensez que le tout est mignon, détrompez vous. C’est un des meilleurs comics d’horreur de l’année (et simplement parmis les plus belles illustrations, toutes catégories confondues) .

Évidemment, qui dit Comic book animals ne pourrait passer sous silence Superman et sa superbe ménagerie. Krypto the Superdog, plusieurs fois sauveur de Superman et de l’univers (et ce, je le répète, avec le plus grand sérieux) est le plus célèbre canin de tous.

5 moments marquants (je ne peux pas croire que je fais ça):

1-Dans le Superman de James Robinson, Superman va occasionnellement jouer au frisbee avec son chien…dans l’espace. Ce qui fait considérablement freaker Green Lantern. Il sauve également Superman et Métropolis de l’attaque d’Atlas. Ce qui donne deux pages de comics absolument superbes et absurdes.

2-Dans le grand opus d’Alan Moore, Whatever happened to the man of tomorrow, il se sacrifie pour son maître en tuant Kryptonite man. Triste.

3-En hommage, il fait plus ou moins la même chose dans Infinite Crisis.
4-Décidément, Geoff Johns aime les chiens. Krypto saves the day et combat le Black lantern de Superboy…et il a même pas peur.

5-Krypto a eu deux shows de télé. Deux! En fait, le premier, c’est le remplacement de Georges Reeves après son décès mystérieux…un gars dans un costume de chien!


Sinon, Krypto reste un chien. Il aime chasser des trucs, rapporter les trons d’arbres que son maître lance dans les champs et régler les cas les plus compliqués de Batman avec son super-odorat même quand il se moque de lui (et il l’a fait souvent). Batman est un jerk.

Non. Krypto se taille la part du lion. Vous savez pour qui c’est dur? Streaky the Super-cat? Non. La voie lactée est sa litière. Beppo the Super-monkey? Non plus. Il peut lancer son caca sur la lune. La vie est dure pour Comet the Super-horse.


Aucun respect. Pas de show de télé, de mini-série, pas même de grand momente héroïque. Pourtant, c’est un centaure immortel et bisexuel amoureux de Supergirl (je ne blague pas). Mais Supergirl le monte constamment et il souffre. Pourquoi elle le monte? C’est totalement inutile. Aucun respect.

Alors ne vous demandez pas d’où vient la malédiction chevaline autour de Superman. Respect.

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