Fantasia 2011, Jour 8: Detention

Detention réalisé par Joseph Kahn est la réponse du réalisateur à ce qu’il qualifie des films prévisibles provenant tout droit d’Hollywood. C’est avant un tout un long-métrage inclassable qui emprunte à divers genres cinématographiques tels que le « Slasher » et les films de John Hughes en y incorporant du voyage temporel et des éléments graphiques à la Scott Pilgrim. Il s’agit d’une oeuvre qui va à cent milles à l’heure aux personnages attachants et à l’histoire complètement éclatée.

Riley (Shanley Caswell) est la seule jeune adolescente engagée et végétarienne de son l’école secondaire. C’est également quelqu’un de très maladroit qui n’a pas la cote de popularité auprès de ses camarades de classe. Alors que la fin de l’année scolaire approche à grands pas, elle devient la proie d’un tueur en série qui a emprunté l’identité de Cinderella, un personnage de film d’honneur dont le deuxième opus cinématographique vient tout juste de sortir en salle. En plus de cette menace qui pèse constamment sur ses épaules, l’une de ses meilleures amies vient de mettre le grappin sur Clapton Davis, le garçon le plus cool du collège pour qui Riley a un faible.

Sans vous perdre, et me perdre par la même occasion, c’est ici que j’arrête mon résumé de Detention. Car si à priori la prémisse du film est simple, elle se complexifie de manière exponentielle ou fur et à mesure que celui-ci progresse. Tandis que le tueur risque d’apparaitre à tout moment, les élèves de l’école se font terrasser par Cinderellla qui tue sans discrimination. Ces séquences, qui par ailleurs sont très efficaces, contrastent avec le reste du récit qui demeure sinon coloré, rempli d’une énergie positive et contagieuse. Les images infographiques viennent appuyer le long-métrage en rajoutant des informations supplémentaires sur les personnages ou les situations, une technique efficace et qui aurait pu basculer facilement dans l’inutilité à en devenir agaçante.

Les références à la pop culture d’aujourd’hui et des derniers 15 ans font légions et sont davantage destiné à un public composé de jeunes adultes. Celles-ci défilent à une vive allure et il faut être attentif pour ne pas en manquer une. C’est d’ailleurs au milieu de ce flux continu de gages et de clins d’oeil que des informations vitales au déroulement de l’histoire nous sont transmises, ce qui rend de Detention difficile à suivre, surtout quand le film s’emballe en deuxième partie et que les notions de voyages temporels sont mises de l’avant. Malgré le caractère excentrique du film, les différents genres se marient bien afin de composer une oeuvre homogène et plausible que l’on questionne qu’à de rares reprises. La distribution composée d’interprètes peu connut son juste et leur jeu vraisemblable, une tâche qui était certainement difficile si l’on considère la dimension déroutante du scénario.

Malgré quelques difficultés au niveau de la continuité, on sort de notre visionnement avec le sentiment qu’on a assisté à quelque chose de nouveau qui à su tiré des films culte des dernières années afin d’en ressortir un cocktail très sucré et dense, mais pas moins pour autant rafraichissant.

– Benoit Mercier

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