Fantasia 2014 – Faults

faults

Je suis prête à parier qu’un certain nombre des gens présents lors de la représentation de Faults ont acheté des billets dès qu’ils ont vu le nom de Mary Elizabeth Winstead dans le rôle principal. Winstead a incarné un personnage très important dans le monde geek il y a quelques années, celui de Ramona Flowers dans l’adaptation Scott Pilgrim vs. the World. Elle joue ici une jeune femme complètement différente mais tout aussi mémorable.

Ansel Roth est un loser. Spécialiste dans la « dé-programmation » des gens qui se sont fait embarqués dans des cultes et autre lavage du cerveau du genre, il était autrefois respecté. Ayant perdu son émission de télévision, sa femme, son argent et surtout sa dignité, il est contraint à faire des conférences minables dans des hôtels crades devant 10 personnes pour survivre. La chance semble pourtant vouloir lui sourire quand, à la fin d’une telle conférence, un couple âgé l’approche. Leur fille unique s’est fait entourloupée par un groupe qui s’appelle Faults et ils décident d’engager Ansel en espérant que son expertise leur ramènera leur Claire adorée.

Faults est un film qui, à l’image du culte fictif du même nom, manipule son public. Il débute en comédie (quoique plutôt noire) et nous entraîne dans une spirale de moments qui nous font douter de la première impression qu’on en avait eu. Les comédiens sont parfaits, surtout Winstead qui est franchement impressionnante tout au long de ce qui est essentiellement un huis clos pour la majorité du film. On voit la finale venir de loin mais le chemin pour s’y rendre est parsemé de surprises aussi choquantes que divertissantes. Quand on considère que c’est le tout premier long métrage du réalisateur Riley Stearns, on peut conclure que c’est une réussite.

Faults est présenté à nouveau le jeudi 24 juillet à 19:15 dans la salle J.A. De Sève.

– Jessy Beaulieu

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