La fois où Godzilla a reçu un prix des mains de Patrick Stewart

Lors des MTV Movie Awards de 1996, Patrick Stewart a remis un prix honorifique soulignant la carrière de Godzilla [!!!] Vous croyez cela impossible, en voici la preuve :

Soulignons que Godzilla a aussi été honoré d’une étoile sur le Hollywood Walk of Fame.

Cette catégorie (Lifetime Achievement Award) n’existe plus depuis 1998, année où cela fût décerné à Clint Howard. Soulignons qu’en 1997, c’est Chewbacca qui reçut ce prix.

– ‘xim Sauriol

Godzilla sort sur The Criterion Collection

The Criterion Collection a mis sur le marché aujourd’hui même le légendaire film japonais d’Ichiro Honda Gojira (mieux connu sous le nom de Godzilla), et ce, tant en DVD qu’en Blu-Ray. Le coffret inclut aussi Godzilla: King of the Monsters, soit la version américaine réalisé par Terry Morse et comme toujours des essais, des critiques élaborées et des entrevues.

Il est grand temps de voir ou revoir cette fabuleuse allégorie sur le Japon d’après-guerre. Un film indispensable.

P.-S. Sans surprise, le film de Roland Emmerich qui est sortit sur les écrans en 1998 n’est pas inclut.

-‘xim Sauriol

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David S. Goyer écrira Godzilla

Deadline rapporte que le scénariste David S. Goyer, bien connut pour avoir écrit le scénario des trois films de Batman du réalisateur Christopher Nolan et plus récemment le film de Superman «Man of Steel» pour le compte du réalisateur Zack Snyder, s’attaquera prochainement à une autre icône de la pop culture.

En effet, Legendary Pictures a annoncé que Goyer vient d’être engagé pour scénariser là «reboot» du Godzilla Américain au cinéma.

Basé sur une histoire imaginée par David Callaham, Godzilla sera produit par Thomas Tull et Jon Jashni, le film sera réalisé par Gareth Edwards (Monsters) et distribué par Toho au Japon tandis que Warner Bros. s’occupera de la distribution pour le reste de la planète.

– Benoit Mercier

Godzilla comme symbole de la force du Japon

Dans son papier hautement pertinent, notre pote ‘xim Sauriol parle du regain de popularité de Godzilla, en ce moment précis où le Japon vit des cataclysmes qui font penser tout de go à ceux que pouvait déclencher le grand saurien atomique. Inutile de vous dire que depuis le commencement de ces  cataclysme, bon nombre de cinéphiles, nous y compris, font l’association avec Godzilla, avec un degré autrement différent de frissonnement.

S’il peut sembler irrespectueux d’associer les drames véritables des japonais à leur création la plus populaire, nous pensons, à l’instar de Sauriol, que c’est une nécessité d’aspect catharsique. Comme les grands monstres de l’expressionnisme allemand, véritables mise en garde presciente contre les despotes à venir, Godzilla était à sa genèse l’évocation sérieuse des angoisses d’un peuple, une métaphore évidente pour la peur des cataclysmes et de l’énergie nucléaire.
De nos jours, la pertinence de certains épisodes de la franchise est tristement perdue auprès des occidentaux non-initiés.
Le 7ème  Antiquaire vous propose de faire la découverte de cette création  importante qui, plus que jamais, évoque la prescience de l’imaginaire d’un peuple.

Vous trouverez les deux volets ici même en cliquant sur les liens:

-Ishiro Honda, père des Kaijus (films japonais de monstres géants)
-Tout ce qu’il faut savoir sur sa plus grande création, Gojira

En quittant, une évocation. Le 7ème a jadis fait la conception d’un Tarot du cinéma, utilisant de archétypes de films pour en moderniser le principe. Dans tous les jeux de Tarot, on retrouve une carte portant le nom de La Force. On pourrait décrire ce qu’elle représente dans ces termes:
La Force est un arcane assez riche. Son nom a changé plusieurs fois à travers les âges et certain Tarot l’on carrément renommé. Dans tous les cas, ce n’est pas simplement l’idée de force physique ou mentale qu’elle exalte mais la détermination, l’endurance, la longévité. On parle ici de force de la nature, de volonté à toute épreuve.
J’ai cherché pendant des jours quel symbole utiliser pour l’attribuer à mon Tarot. Je cherchais un archétype représentant la longévité, l’endurance, quelque chose qui serait à la fois l’évocation d’une force de destruction et d’une volonté implacable. Quelques jours plus tard, j’ai trouvé:

Au final, Godzilla ne représente pas qu’une force de destruction; il est désormais l’évocation paradoxale du Japon lui-même, en continuelle renaissance, survivant devant l’adversité. Un symbole approprié et nécessaire en ce moment.

Jeter le blâme sur Godzilla

Godzilla profite d’un regain de popularité depuis que le terrible tremblement de terre/tsunami/catastrophe nucléaire/et autres calamités du 11 mars dernier a affligée l’Empire du Soleil levant. En effet, les statistiques provenant de Wikipédia démontrent que les recherches sur ce célèbre Kaijû ont littéralement explosé dans les jours suivant la catastrophe, comme le démontre ce tableau :

Pourquoi les gens recherchent-ils ce monstre qui sème le chaos partout sur son passage? Est-ce pour transférer les malheurs dans la fiction, question qu’ils soient moins éprouvants, moins pénible? Ou, tout simplement, pour pouvoir jeter le blâme sur un être? Lorsqu’on examine son histoire, l’on découvre que c’est exactement pour ces raisons.

Godzilla provient d’essais nucléaires américains, il n’est qu’un simple iguane qui fut transformé, par la radioactivité, en un dinosaure ravageur. Il incarne, symbolise ainsi le désastre nucléaire, le matérialise et le rend visible par son immense corps monstrueux. De plus, il est une force destructrice auquel la science, la raison et la bravoure de quelques héros prêts à se sacrifier permettent d’éliminer et de passer au travers, d’en survivre. Godzilla offre ainsi une perspective émotionnelle à la tragédie, tandis que des faits tels le « mécanisme » des tremblements de terre offre une perspective rationnelle. Il permet donc un certain confort pour ceux qui sont affligés.

– ‘xim Sauriol

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Bonus : Voici la bande-annonce de Gojira, le film de 1954 qui donna naissance à la bête :

http://www.youtube.com/watch?v=ARCbfTP1KGo

 

L’anatomie de monstres japonais

Voici l’anatomie de quatre monstrueuses légendes  japonaises (Godzilla, Gamera, Anguiras et Mothra) tirée du livre An Anatomical Guide to Monsters de Shoji Otomo et illustré par Shogo Endo. Le livre a été publié en 1967 et il ne semble plus être disponible.

– ‘xim Sauriol

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