Chanson du jour – Christmas de Froggy Fresh (Krispy Kreme)

Le rappeur Froggy Fresh, qui s’est fait connaître sous le sobriquet de Krispy Kreme avant que la multinationale du beigne le menace de »not-so-sweets » poursuites, à sorti l’année dernière une chanson/vidéo de Noël, intitulée simplement Christmas, où il détaille sa liste de cadeaux de rêve qui révèle une obsession plus que certaine envers le lutteur John Cena.

Notons que depuis la sortie, en mai 2012, de sa première chanson intitulée The Baddest, Froggy Fresh est devenu une mini-personnalité du web et que son premier album a atteint la 3e position du palmarès Billboard des disques humoristiques. (Et oui, il n’est pas sérieux, mais il demeure fort divertissant malgré tout! Et ça demeure une belle oeuvre du Douteux.)

Notons que ses vidéos ont été vu plus de 24 000 000 de fois et que ses premières oeuvres ont dû être retirés avant d’être remises sur YouTube pour le changement de nom et qu’elles ont ainsi moins de views qu’elles en ont réellement.

– ‘xim Sauriol

Lutte et Comic Book : même mythologie

Contrairement à mes collques des Mystérieux étonnants qui ont bâti leur univers autour de DC et Marvel, j’ai bâti le mien autour de la WWF (devenue WWE) et de la NWA et plus tard, la WCW et le ECW.

Afin de faire un parrallèle entre c’est deux geekverses, je fais aujourd’hui un exercice de style en comparant la psychologie des Superstars de la lutte à celle des superhéros. Personnages, gimmick et spandex sont au centre du changement commercial amené par Vince McMahon, le Stan Lee du catch.

Le porte-étendard de la lutte est le légendaire Hulk Hogan (Terry Bollea). Il représentait la force pur et l’honneur comme Superman l’est. Le flambeau est porté maintenant par John Cena; ses détracteurs le surnomme ainsi, car ils le trouvent fade et prévisible.

Batman, un personnage sombre et vengeur, prend les traits du Undertaker (Mark Callaway) dans la WWE et de Sting (Steve Borden) dans la WCW et la TNA. Il faut noter que le personnage de Sting est aussi une reprise de The Crow.

Certains lutteurs reprennent pratiquement l’attirail comme Rey Mysterio (Oscar Guiterrez) en Spiderman et Gregory « The Hurricane » Helms qui est un fan incontesté du Green Lantern. D’autres lutteurs sont des superhéros en eux-même tel que l’Ultimate Warrior (Jim Hellwig), un combattant intergalactique se nourrissant d’énergie cosmique. He-Man sur l’acide.

Est-ce tous les héros canadiens se ressemblent? Sensiblement. Les techniciens Bret « The Hitman » Hart et Chris Benoit partagent le même esprit que Wolverine. Ils sont rangés du côté de la justice, mais vivent selon leurs propres valeurs et sont fidèles à leur idéaux. Le surnom de Benoit était The Rabid Wolverine.

Les lutteurs dont la psychologie de personnage est la plus riche sont souvent des tweeners. Ils balancent entre le bien et le mal et sont adorés du public malgré leur attitude et leur tactique déloyale. Les hommes riches attirent à la fois la hargne et le respect des gens : Le ladiesman et charismatique Ric Flair est une sorte de Tony Stark fourbe pendant Doctor Doom peut ressembler au millionnaire du ring, le mégalomane Ted DiBiase (le père, pas le fils؟).

De leur côté, l’impitoyable « Stone Cold » Steve Austin, la vipère Randy Orton et l’opportuniste et rusé Edge (Adam Copeland) sont respectivement Punisher, Venom et Gambit. Shawn Michaels, à la fois aimé et détesté est une jeune leader arrogant et douchy comme Cyclops. Finalement, Bullseye est autant  bagarreur, provocateur, intelligent et vif que Rowdy Roddy Piper (Roderick Toombs).

Les superhéroïnes trouvent aussi le compte: la neuvième merveille du monde Chyna (Joanie Laurer) symbolise le femme forte et libérée tout comme Wonder Woman. Catwoman pourrait être interprétée par l’acrobatique et énigmatique Lita (Amy Dumas).

Les géants ne sont pas mis de côté : André the Giant (André Roussimoff) et The Big Show (Paul Wight) s’apparente à Hulk tandis que Big Van Vader (Leon White), un lutteur endurant, énorme mais agile, est Juggernaut.

– Hitman-Eric Gagnon (Merci à Macho Man Benoit Mercier et Stone Cold Laure Anne Lafrenière)

En route vers Wrestlemania (Chapitre 6)

Ce chapitre ne sera pas une biographie, mais une critique. J’ai dis, il y a deux semaines, que le match entre John Cena et Batista sera peu prometteur. Pourquoi? Voici les raisons.

Ils sont deux lutteurs dont la principale caractéristique est leur force physique. Ce genre de lutteur est rarement endurant ou agile, contrairement à Brock Lesnar qui est maintenant combattant de la UFC. Autrement, il faut avoir énormément de charisme comme Hulk Hogan. Pourquoi ce genre de lutteur fait la tête d’affiche? Parce que Vince McMahon a toujours eu un intérêt pour les lutteurs imposants et musculeux au corps de super-héros.

Le champion poids lourd, Dave Batista, est un monstre de muscles : 6 pieds 6 pouces et 290 livres. Il n’a pas de personnage et il n’a pas rempli d’exploit. C’est une pièce de viande qui démontre, malgré tout, beaucoup d’intensité.

De son côté John Cena suscite un intérêt envers le jeune public. Il a endisqué un album de rap. Il a joué dans l’incompréhensible The Marine et a récidivé dans l’improbable 12 rounds. Même s’il est favori, il lui arrive souvent de se faire huer. Ses matchs sont sans surprises, car il exécute constamment la même série de prises. (Mise en garde : si vous regardez tous les liens vidéos en lien, il se peut qu’il y ait un petit reflux de votre repas… ou que vous vous lanciez des projectiles.)

Je m’attend à ce que le public scande « Boring », mais tout est possible à Wrestlemania.