Festival Fantasia 2010 – Jour 7 – Merantau et We Are What We are

J’ai eu la chance en cette septième journée du festival Fantasia de visionner deux oeuvres qui sont carrément l’opposé l’une de l’autre. La première, Merentau, est un récit conçu dans la pure tradition des théories du mythologue Joseph Campbell.

La seconde, We Are What We Are est un film de cannibales de nouveau genre, encrée dans un réalisme déconcertant.

Merantau nous raconte les périples de Yuda, un jeune garçon qui vit selon les principes de la Minangkabau de Sumatra. Suivant la tradition vieille de plusieurs siècles du Merantau, Yuda quitte son foyer familial pour l’étranger afin de forger son caractère et prouver sa virilité. Une fois arrivé à Jakarta, les problèmes du jeune garçon se multiplient, c’est alors qu’il fait la rencontre de Adit, un enfant voleur, et de sa soeur Astri. Cette dernière se fait abuser par son employeur, un tenancier de bar houleux qui fait affaire avec des entrepreneurs européens qui font la traite de femmes. Yuda suivant son honneur devient le protecteur de la jeune femme et de son frère, quand cette dernière se fait kidnapper par les trafiquants d’esclaves, il entreprendra tout en son pouvoir pour la récupérer.

Si la description du film peut au départ faire penser avant tout à un drame, il n’en est rien. Merantau est un film d’action et de combats où on y pratique la « silat harimau », un art marital de la région. Sans être totalement dépourvu d’un scénario, le film est avant tout constitué d’enchainements de combats les plus spectaculaires les uns des autres. Nous sommes loin des échanges de coups de poing extrêmement chorégraphiés et quasi fantastiques de Ip Man. Les affrontements entrent Yuda et ses adversaires semblent beaucoup plus plausibles. On vise les articulations et les points vitaux, chaque coup semble amener son lot de douleurs et de maux. Certains sbires, suite à un échange de coups, se retrouvent dans des positions extrêmement douloureuses, atterrissent sur le sol ou sur des objets tête première ou encore sur le dos. Chaque combat est également très inventif, Yuda utilise son environnement pour combattre ses ennemis. Chaises, tabourets, tuyaux de métal et bouteilles de verre y passent. Les acteurs sont attachants et on ne peut pas leur reprocher une personnalité unidimensionnelle propre à certains personnages de film d’action.

Certaines scènes nous surprennent par l’emploi de thématiques lourdes. Les dialogues sont courts et directs. Yuda est un personnage attachant et crédible, mais la vedette lui est volée par le « méchant » du film que vous adorerez détester et qui étrangement réussi à faire décrocher plus éclats de rire.

À voir si vous êtes assoiffés de films d’action avec de l’âme et du coeur.

Remerciements à Louis-Éric Gagnon

– Benoit Mercier

La famille de We Are What We Are n’a rien de traditionnelle. Certes, elle possède son lot de problèmes comme toutes les familles. Le jeune frère est une brute au caractère impulsif et bagarreur et la mère est une femme anxieuse et tourmentée, contrôlante et parfois violente. Que dire de la jeune soeur qui, sous ses airs angéliques, se cache une manipulatrice. Mis à part ces démons, les similitudes avec le reste des familles de ce monde s’arrêtent là. Car, voyez-vous, la famille est composée de cannibales!

La vie est Mexico n’est pas facile, la famille est déjà pauvre quand elle perd son seul revenu, la boutique de réparation de montre du père. Ce dernier est retrouvé mort au début du récit et la famille est aussitôt plongée dans une panique et la désorganisation. Qui deviendra le chef de la famille? Qui apportera la « nourriture » au foyer et pratiquera les rituels ésotériques qui y sont rattachés? Alfredo, l’ainé peu enthousiaste à l’idée, prendra cette responsabilité. Avec son frère, il parcourra les rues de Mexico à la recherche d’une prochaine victime. Pourchassés par la police, ils tenteront coûte que coûte de compléter le « rituel » familial avant minuit.

La force du film réside dans le fait qu’il est complètement imprégné d’une atmosphère de véracité. Le rythme est lent, la photo est léchée et efficace, mais présente continuellement des environnements extrêmement salle et lugubre. Les quelques scènes tournées à la caméra à épaule contribuent beaucoup à cette impression.

Les acteurs sont aussi très impressionnants. Leurs relations inter-familiales sont très bien établies; on saisit rapidement les rôles que chacun d’entre eux tienne au sein de l’organisation familiale, les liens qui les unissent et les tensions qui les font affronter. L’intensité et l’émotion sont lisibles sur leur visage: une émotion qui découle d’une dimension humaine, très enracinée dans la vie de tous les jours et qui contribue beaucoup au malaise établi dans ce film.

Un film dérangeant, troublant qui vous restera dans la tête plusieurs heures après l’écoute.

Remerciements à Louis-Éric Gagnon

– Benoit Mercier

Batman & Robin changent d’équipe

DC Comics a annoncé hier que l’équipe créative derrière Batman & Robin changera à compter du mois de novembre.

Peter Tomasi
et Patrick Gleason, qui ont créé à l’époque le titre Green Lantern Corps, font à nouveau équipe pour la suite des aventures « Dynamic Duo ».

Tomasi et Gleason ont de gros souliers à remplir, les fans de BD attendront très certainement leur numéro avec des attentes très hautes. Batman & Robin est une série qui remporte un grand succès du côté amateurs du genre dont j’en fais partie.

Récemment, la série Batman & Robin était le sujet de notre émission de radio. Cliquez ici pour la consulter.

– Benoit Mercier

Photo de la distribution complète de The Walking Dead


À moins de vivre dans une grotte dans les derniers mois, vous savez que la chaîne AMC diffusera l’adaptation très attendue de The Walking Dead.

La première photo complète de la distribution est désormais en ligne. J’en ai les poils des jambes qui se redressent! Si vous ne connaissez pas The Walking Dead, c’est votre devoir en tant que bon geek de mettre la main sur l’oeuvre de Robert Kirkman et Charlie Adlard.

De gauche à droite : Emma Bell (pour l’instant son rôle est toujours inconnu), Jon Bernthal (Shane) , Steven Yeun (Glenn), Sarah Wayne Callies (Lori la femme de Rick), Chandler Riggs (Carl, le fils de Rick), Andrew Lincoln (Rick), Jeffrey DeMunn (Dale) et Laurie Holden (Andrea).

Merci à Alexandre pour la nouvelle.

– Benoit Mercier

Dieu déteste les nerds!

Décidément, il n’y a plus moyen d’avoir une passion ou de consacrer du temps à un hobby. Après les jocks et les sportifs, c’est autour de la « religion » de s’en prendre aux geeks et aux nerds de ce monde.

Des membres de l’Église baptiste de Westboro au Kansas ne sont pas très contents de ce qui se déroulera la semaine prochaine au Comic Con de San Diego. Selon eux, cette convention sert de rassemblement pour des âmes perdues qui vouent un culte à de fausses idoles telles que Batman.

« Vous rigolez?! Si ces gens ne dépensaient qu’une infime partie de l’énergie qu’ils consacrent à ces bandes dessinées à la lecture de la Bible… Ils ont tourné ces personnages de bandes dessinées en fausses idoles, et leur font culte!…»

« La destruction de cette nation est imminente (l’Amérique) –  alors, commencez maintenant à appeler Batman et Superman, voyons s’ils vont tirer du bourbier que vous avez créé avec toutes vos idolâtries ridicules. »

Afin de ramener ces brebis égarées vers le droit chemin, celui de Dieu, les membres de l’Église ont l’intention d’organiser une manifestation de 45 minutes durant l’une des journées les moins achalandées de la convention.

J’espère que ces gens n’ont pas entendu parlé d’Alan Moore, ils risquerait de piquer une crise cardiaque!

– Benoit Mercier

Festival Fantasia 2010 – Jour 6 – Les fiancailles de Dan (première partie)

Quelle soirée électrique au théâtre Hall de l’université Concordia!

Plus de 700 personnes gonflées à bloc étaient rassemblées afin de visionner les nouvelles trouvailles de DJXL5 pour un autre de ses Zappin Party, un évènement annuel de Fantasia qui remporte toujours beaucoup de succès.

Ce fut également une soirée toute spéciale au festival pour l’un de ses plus fiers représentants. Daniel Walther, le bénévole bien connu des amateurs de Fantasia, y a demandé sa copine en mariage.

Pour les familles et amis de Daniel et Mélanie, mais également pour les fans et les habitués du festival, voici comment le tout s’est déroulé.

– Benoit Mercier

Six degrés de séparation entre Kevin Bacon et les X-Men

Le jeu des « six degrés de séparation » entre Kevin Bacon et les X-Men sera facile à compléter. L’acteur de 52 ans sera de la distribution du film X-Men : First Class où il jouera un vilain pour l’instant non dévoilé.

À ses côtés nous retrouverons l’actrice Jennifer Lawrence qui interprétera une jeune Mystique.

C’est le deuxième rôle basé sur les Comic Books pour Bacon, l’acteur a tenu récemment un rôle dans le film « Super », une comédie avec Rainn Wilson et Liv Tyler.

– Benoit Mercier