Fantasia 2015 – Big Match

big matchAncien champion de soccer, Ik-ho s’entraîne maintenant pour devenir une star des arts martiaux mixtes, sous l’œil bienveillant de son grand frère Young-ho. Profitant de la relation privilégiée entre les frangins, un malfaiteur étrange enlève Young-ho pour ensuite piéger Ik-ho dans un jeu grandeur nature. Celui qui se surnomme Ace mettra Ik-ho au défi de survivre une série de situations dangereuses alors qu’il est filmé partout dans la ville pour le bonheur d’un auditoire riche qui mise sur ses chances. L’enjeu; la vie de son frère. À travers une série de baguarres violentes avec la police et plusieurs malfaiteurs minables, Ik-ho usera de ses talents de combattant mais également de son ingéniosité pour sauver sa peau et celle de son frère.

S’il y a un genre que le cinéma coréen fait très bien c’est le film de revanche. Vous me demanderez si Big Match est un film de revanche; eh bien non, mais c’est un film d’action et c’est ce que la Corée fait de mieux, après la revanche. On ne trouve rien de particulièrement nouveau dans ce film; les policiers sont typiquement incapables, les gangsters sont un peu niais mais attachants, le héros est un beau mec incroyablement talentueux et le méchant est excentrique et ultimement pathétique. On y trouve même une demoiselle mystérieuse avec un passé lourd de significations. Le scénario est plutôt prévisible et les éléments visuels à la Minority Report sont distrayants mais… on s’amuse tellement! Le rythme du film est excellent du début à la fin, les scènes de combat sont magnifiques et on ne s’ennuie pas une seule seconde. Visuellement, tout est léché et rapide, pour garder le sentiment d’urgence de la course de Ik-ho. Pratiquement chaque blague fait mouche et lorsque les gentils l’emportent (naturellement), on a envie de crier victoire avec eux et leur offrir un câlin. Bref, un autre divertissement léger absolument réussi d’un pays qui déçoit rarement.

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Parodie – Randy Orton vs Superman – Dawn of the RKO

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Randy Orton vs Superman

Nuff said!

– Mario J. Ramos

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Fantasia 2015 – Bunny the Killer Thing

Bunny

Dans la campagne finlandaise, un groupe de jeunes gens dont les hormones parlent plus fort que leurs cerveaux se rassemble pour une belle fin de semaine dans un chalet. Nul ne s’attend, par contre, à se faire interrompre par une bête dégueulasse, mi-homme, mi-lapin, qui les terrorisera en pourchassant tout ce qui bouge avec son organe génital gigantesque et insatiable.

Ça vous semble un peu maigre comme synopsis? C’est que ce l’est tout à fait. Bunny the Killer Thing est une comédie on ne peut plus niaise, qui ne cache pas sa vraie nature. Le costume de l’homme-lapin ressemble à une mascotte de magasin de chocolats de Pâques établi dans un ancien club vidéo, si on avait passé ladite mascotte sous un dix-roues puis dans la bouette. On voit même très clairement la fermeture éclaire à plusieurs reprises. La vraisemblance, le scénario, le développement des personnages; Bunny the Killer Thing n’en a rien à foutre! Ici on a droits à des blagues de masturbation, d’herpès, un peu de racisme et beaucoup, beaucoup de faux-sang.

Un film du genre n’a sa place qu’à une représentation de minuit, là où le public peut crier et rire fort et ne s’attend à rien de plus qu’un bon moment. Ce fut en effet le cas pour Bunny, qui a fait bœuf à en juger la réaction de la salle, malgré un scénario aussi flaccide que le pénis en plastique du principal intéressé. Lors de la session de questions et réponses à la fin du film, le réalisateur et auteur du script Joonas Makkonen a expliqué à demi-mot (et dans un anglais plutôt adorable) que l’idée était née d’un soirée un peu… enfumée. Le public a crié de joie lorsqu’on a annoncé une suite; pour ma part, j’aime mes films avec un peu plus de viande autour de l’os et je suis allergique au lapin.

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Fantasia 2015 – Synchronicity (Entrevue avec Brianne Davis)

Brianne-Davis-5Brianne Davis était une mannequin de 17 ans qui travaillait beaucoup tant dans son Atlanta natale qu’à Miami et qui rêvait des podiums new-yorkais lorsqu’elle s’est retrouvée, par surprise, à jouer une meneuse de claque dans le film Remember the Titans (avec Denzel Washington). Tristement, son rôle a été coupé au montage, mais son expérience fût telle qu’elle a eu la piqûre du jeu d’acteur. Après une petite apparition dans un épisode de Dawson’s Creek en 2001, elle s’est véritablement lancée, en 2005, en interprétant la blonde de Jake Gyllenhaal dans Jarhead. Depuis, elle vit de son art et des millions de téléspectateurs sont tombé sous son charme grâce à de nombreuses apparitions dans des séries télé telles que Veronica MarsEntourageTrue BloodDesperate Housewives et Masters of Sex.

Brianne Davis n’est certes encore que peu connue, mais les choses s’apprêtent à changer notamment grâce à son rôle de femme fatale dans le film de « sci-fi noir rétrofuturiste intimiste » Synchronicity, qui était présenté en première mondiale à Fantasia (et qui comme Turbo Kid met en vedette Michael Ironside dans le rôle du méchant).

Avant de plonger dans la petite entrevue qu’elle nous a accordée, voici la bande-annonce dudit film qui est réalisé par Jacob Gentry (The Signal). Vous verrez qu’on y retrouve tous les éléments du film noir avec une touche des années 80 et de Blade Runner.

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Fantasia 2015 – The Blue Hour

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Rares sont les œuvres thaïlandaises qui se rendent jusqu’à nous; en pensant rapidement, on pourrait ne nommer que le film d’arts martiaux Ong Bak et quelques court-métrages publicitaires fort émouvants qui connaissent un certain succès sur la toile. The Blue Hour d’Anucha Boonyawatana, qui fait actuellement le tour des festivals dont Fantasia et la Berlinale, rejoint non seulement ce groupe d’exceptions, mais il nous surprend par son genre : un drame d’horreur homosexuel.

Onthakan (son titre originale) présente les (més)aventures de Pam, un adolescent gai qui se fait battre par ses confrères de l’école et qui se fait rejeter par sa famille. Il trouve refuge dans les bras du mystérieux Phum qu’il a rencontré sur l’internet et dont ils se donnent rendez-vous dans une piscine abandonnée qui serait, selon ce dernier, hantée par des esprits. Leur relation se développera plus loin que la simple aventure d’un soir promise et ils retourneront à cette piscine qui deviendra de plus en plus effrayante. Enfin, le tout prend une tournure encore plus noire dans un dépotoir lorsque la soif de vengeance fait surface. (Le drame plane au-dessus de Pam comme un vautour dans ce film aux cinquante teintes de bleu.)

The Blue Hour est une œuvre intimiste où l’horreur demeure des plus fines, mis à part pour un quart de seconde. En fait, tout dans ce film est suggérés plutôt que montrés (comme les rares scènes de sexe) et plus le récit avance, plus on progresse dans les eaux troubles du suspense sans jamais, au grand jamais quitter toutes les sortes de tensions.

Le jeu des acteurs est correct, mais les côtés techniques sont plus que maîtrisés. Et le choix des décors est plus que réussi; outre les diverses tensions, le film repose beaucoup sur ces lieux.

The Blue Hour est un film parfait pour le circuit des festivals et une superbe carte de visite pour son audacieux réalisateur (et coscénariste) dont il s’agit de son premier long métrage. Malheureusement, le rythme lent et la longueur excessive du film (96 minutes alors que le tout aurait pu être une dizaine de minutes plus courtes) et la promesse d’une véritable horreur qui ne se matérialise pas font de cette œuvre non pas une œuvre à éviter, mais qu’à considérer. Malgré tout, The Blue Hour se mérite une belle note.

– ‘xim Sauriol

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Émission #421 – François-Dominic Laramée et podcasting

Podcasting_Enseigne

Émission #421 – Cette semaine, on reçoit Éric Boisvert, programmateur au festival Fantasia et « l’ex-nerd » François Dominic Laramée afin de discuter de la situation du podcast au Québec.

Bien sûr, comme à l’habitude, nous vous partageons également les dernières nouvelles sur l’univers de la pop culture, jeux vidéos, BD, films, télévision, etc.

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Fantasia 2015 – Deadman Inferno

Deadman_Inferno

Les zombies sont partout depuis quelques années. Des jeux vidéos en passant par le cinéma et la bande dessinée et sans oublier la populaire télésérie The Walking Dead. Malheureusement, cette surabondance de morts-vivants se traduit parfois par une fatigue. À défaut d’exploiter le genre d’une manière originale et divertissante, il est facile de tomber dans le « remâchage » de vieux clichés qui n’apportent, finalement, rien de nouveau.

Deadman Inferno de Hiroshi Shinagawa évite les pièges qu’offre habituellement le « Zombie Movie ». S’il arrive parfois que le récit emprunte aux codes qui sont si chère à ce type cinématographique, ce n’est que pour y rendre hommage avant de les amener dans une tout autre direction. Le résultat est un cocktail explosif idéal pour les amateurs de Fantasia où l’hyper violence côtoie l’humour et les situations rocambolesques.

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Fantasia 2015 – Princess Jellyfish

princess jellyfishLes “geeks” sont une race à part, tout le monde le sait. Ces êtres intenses, obsédés par un sujet qui les passionnent plus que tout au monde et qui souvent semblent vivre dans un univers différent du reste de la planète. Tsukimi est une “geek” de méduses; depuis sa plus tendre enfance elle est fascinée par ces êtres aquatiques gracieux qui semblent éthérés et presque surréels. Elle habite une maison remplie d’autres de son espèce; une “geek” de train, une fille qui adore les items traditionnels japonais, une autre qui est obsédée par un texte historique chinois d’époque… Les filles cohabitent à merveille mais ne fonctionnent pas si bien à l’extérieur des murs de la maisons, là où les humains fabuleux (jolis et normaux) vivent.

Un soir, en tentant d’aborder un bel être humain dans le but de sauver une méduse dans une animalerie, Tsukimi fait la rencontre de Kuranosuke, une jeune fille absolument superbe, avec un sens de la mode irréprochable. Naturellement, Tsukimi est immédiatement pétrifiée (littéralement) par Kuranosuke, d’autant plus qu’elle découvrira rapidement que sa nouvelle amie est en fait… fils de politicien! Les malaises et les quiproquos déferlent mais Kuranosuke gagnera rapidement le coeur de toutes les filles de la maison est les aidant à contrer un projet municipal qui raserait leur demeure.

Tenter d’adapter une série animée en prise de vue réelle n’est pas une tâche simple et le résultat dépend très souvent de la capacité du réalisateur à saisir et reproduire l’esprit du matériel original. La série Princess Jellyfish est adorable et permet à quiconque s’est un jour senti dans la marge de la société de se retrouver dans le personnage de Tsukimi. Le film abonde dans le même sens: on suit son développement émotionnel avec intérêt et on ressent ses petites victoires un peu comme les nôtres. Malgré quelques longueurs, on s’amuse beaucoup grâce à l’humour très naïf et aux personnages attachants. Reste qu’on a droit ici à une comédie romantique on ne peut plus typique et le ton un peu ringuard n’est définitivement pas pour tout le monde. La plus grande déception selon moi est la très belle relation qu’on voit grandir entre les deux personnages principaux mais qui, ultimement, ne nous offre pas la satisfaction émotionnelle qu’on recherche dans ce genre de cinéma. Tout de même un film léger et agréable, qui vous décrochera sans doute un sourire. Une bonne raison d’aller également découvrir la série animée!

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Fantasia 2015 – 100 Yen Love

100-yen-love-posterDans la vie, l’absence de but, l’inaction est le pire des ennemis. La comédie noire indépendante japonaise 100 Yen Love démontre à souhait cette réalité par le biais de son anti-héroïne Ichiko, qui à 32 ans demeure encore chez ses parents en recluse et en véritable loque humaine; elle n’a jamais eu d’emploi et elle est encore vierge.

(Mal)heureusement pour Ichiko, sa sœur vient s’établir à nouveau à la maison; les deux frangines se détestent. Cela sera l’élément déclencheur qui la sortira enfin de la maison. Elle trouvera rapidement un travail au salaire minimum dans un « 100 Yen shop » (en quelque sorte un dépanneur à la Dollarama), un petit logement et puis un copain qui ne l’aime pas vraiment. Et enfin et surtout une passion, une rage plutôt, pour la boxe. Ichiko se jettera corps et âme dans ce sport pour son plus grand bien (et le nôtre).

Il est bien difficile, aux premiers abords, de s’attacher au personnage principal, mais sa progression, l’évolution de sa posture, et sa recherche d’atteinte d’un but font en sorte que l’on prend de plus en plus pour elle, et ce, au fur et à mesure que le film avance.

Ichiko est jouée avec brio par Sakura Ando (qui, soit dit en passant, pratique la boxe depuis qu’elle est adolescente rendant ainsi son interprétation encore plus convaincante. D’ailleurs, l’actrice devrait passer KO plusieurs de ses consœurs dans l’obtention de nombreuses récompenses de meilleure actrice.)

Enfin, il est ardu de reprocher quoi que ce soit à ce film tant il est parfait tant aux niveaux techniques que scénaristiques, sans oublier le jeu des acteurs. Cette abondance de qualité rend la critique de ce long métrage fort ardue surtout quand on n’a pas accroché au film.

100 Yen Love est un film parfait dont l’affection ne laisse pas de place à de demi-mesures, on déteste ou on aime rien de moins.

 – ‘xim Sauriol

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Fantasia 2015 – Jeruzalem

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S’étant fortement inspiré du Livre d’Ézéchiel, troisième de l’Ancien Testament, dont son passage La Vallée des Ossements, les frères Yoav et Doran Paz ont créé une version 2.0 de l’Apocalypse dans le film d’horreur israélien Jeruzalem.

Filmé illégalement ou avec un permis de documentaire dans certains des lieux les plus Saints de Jérusalem, et donc de la planète tout entière, on y retrouve trois jeunes touristes américains qui y sont durant le Yom Kippour. Leur timing est plus que fâcheux puisqu’une des portes de l’Enfer s’ouvrira en ce soir-là, ramenant les morts à la vie dans une forme mi-ange-mi-zombie (et ainsi que d’autres monstres à la King Kong et Marshmallow Man qui sont inutiles au récit). Nos héros se retrouveront alors prisonniers de la Vieille Ville qui est mise en quarantaine par l’Armée et ils devront faire tout pour survivre. Si c’est possible.

Le film est raconter entièrement de la perspective des lunettes Google Glass endommagées d’une des personnages et s’ajoute à cela une utilisation inspirée des applications de géolocalisation, de médias sociaux et de reconnaissance faciale qui amène une approche narrative innovatrice, mais qui peut repousser certains spectateurs. Le tout permet de nombreuses situations amusantes et un plan final de génie.

Bien que les véritables fans d’horreur n’y trouveront pas leur compte, car ce n’est pas bien épeurant; qu’on y retrouve bon nombre de clichés et d’incongruités (comme le fait que la maison au New Jersey a des palmiers); et que les nombreuses gimmicks utilisées par les frères Paz sont plus qu’évidentes, on passe un très bon temps à l’écoute de ce film qui ne saura sûrement pas réellement plaire aux critiques, mais qui rejoindra à coup sûr un large public. (Mais, tous s’entendront que ces cinéastes sont forts, qu’ils ont un talent évident.)

Enfin, étant le tout premier film d’horreur israélien présenté à Fantasia en 19 années, le tout amène un vent de fraîcheur tant sur le festival que sur cette riche cinématographie nationale qui baigne trop souvent dans les drames (de guerre, de religions ou familiales). Mais, Jeruzalem est-il réellement un film israélien? On pose la question, car les frères Paz semblent avoir fait tout en leur possible pour que ce soit une œuvre internationale. Et ils ont réussi!

– ‘xim Sauriol

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Fantasia 2015 – Observance

Observance

Avec Observance, le réalisateur australien Joseph Sims-Dennett met en scène la descente aux enfers de Parker (Lindsay Farris), un détective privé chargé de surveiller Tenneal (Stephanie King), une mystérieuse jeune femme aux prises avec des problèmes de violence conjugale. Installé dans un appartement en face de celle-ci, Parker doit noter les faits et gestes de sa « cible », sans jamais intervenir, puis les rapporter à son supérieur. Or, la santé mentale de l’homme est critique ayant perdu récemment son fils unique. Prit dans le logis délabré qu’il occupe le temps de sa mission. Parker commence à être témoin de phénomènes étranges dans l’appartement de Tenneal. Des phénomènes qui bientôt feront échos autour de lui.

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Fantasia 2015 – Raiders!: The Story of the Greatest Fan Film Ever Made

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Qui n’a jamais rêvé d’être un héros de films d’action ? D’incarner le personnage principal d’une grande épopée, d’une aventure qui nous entraine dans des contrées inexplorées. Jeune enfant, il suffit d’un conte, d’une histoire ou d’un long métrage et notre imagination prend le dessus et nous y transporte.

« Raiders!: The Story of the Greatest Fan Film Ever Made » de Jeremy Coon et Tim Skousen est autant un documentaire sur un groupe de jeunes amis qui tentent de recréer scène par scène «Raiders of the Lost Ark» qu’une tentative de recapturer cet enfant intérieur. C’est une lettre d’amour à l’amitié, celle qui traverse les âges, celle à laquelle on revient une fois adulte et celle qui, comme le môme que nous étions, ne nous quitte jamais vraiment.

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Fantasia 2015 – Ojuju

OjujuScénario quasi improvisé, direction photo mal foutue, budget inexistant, maquillages ridicules, acteurs sans réel talent (hormis l’attachant Gabriel Afolayan), etc., tout ça fait d’Ojuju un mauvais film en tous points. Mais, il n’en demeure pas moins, qu’étant projeté sur grand écran et à Fantasia de surcroît, que l’on vit, par son écoute, une véritable expérience cinématographique qui nous était jusque-là insoupçonnée et dont on ne regrette vraiment, mais alors là, vraiment pas d’avoir vécu. (Les nombreux éclats de rires dans la salle rendaient le tout encore plus jouissif.)

Ojuju transporte les films de zombies dans la réalité exotique et tiers-mondiste d’un bidonville surpeuplé de Lagos, au Nigéria. On y retrouve Romero (Gabriel Afolayan, justement), un stoner qui essaie de se reprendre en main puisque sa copine est enceinte et aussi, bien sûr, se sortir de son quartier malfamé. Mais, après que le revendeur de drogue Fela et son comparse Gaza furent mordus par un homme qui semblait n’être qu’un simple ivrogne, Romero devra se prendre en main beaucoup plus vite que prévu et sortir vivant de son quartier qui est ainsi devenu infesté de morts-vivants. (D’entrée de jeu, on apprend que plus de 70 000 000 de Nigérians n’ont pas accès à de l’eau potable. Voilà ce qui serait la cause de cette épidémie de zombies.)

Après l’Inde, le Nigéria est le deuxième plus grand producteur de cinéma au monde, et Lagos en est le cœur. Mais, rares sont les œuvres de Nollywood qui sortent des frontières subsahariennes. Ojuju fait figure d’exception ayant même eu une critique dans le Hollywood Reporter, où l’influente publication prédit tout de même de grandes choses pour son réalisateur et scénariste C.J. “Fiery” Obasi qui, malgré l’absence de moyens, démontre une ambition qui semble ne connaître aucune limite. On peut dire la même chose de son film.

Enfin, Ojuju est une œuvre parfaite pour découvrir le cinéma à la Nollywood et pour découvrir des réalités africaines qui nous éloignent parfaitement des capsules à la Vision Mondiale ou des rares et sombres actualités du Continent Noir qui parviennent jusqu’à nous. Et, pour le Nigéria plus précisément, de nous éloigner des incessants déversements et autres problèmes liées à l’extraction du pétrole et des massacres de Boko Haram.

P.-S. Il faut ajouter que la finale du film est parfaite, et ce, aussi bien pour ce qu’il arrive à Romero que pour la scène bonus que l’on y retrouve. On n’en dit pas plus.

– ‘xim Sauriol

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Série Noire – Bande-annonce de la deuxième saison

150720_tz7nq_aetd-serie-noire_sn635Le réalisateur et scénariste Jean-François Rivard a dévoilé en primeur, sur son compte Twitter, la première bande-annonce (fort bien montée) de la deuxième saison de Série Noire.

On y retrouve, entre autres, le célèbre Marc Arcand, des situations loufoques et des paysages hivernaux, qui constituent en grande partie l’âme de cette série.

Il faut malheureusement patienter jusqu’en janvier 2016 pour la voir sur nos écrans.

– ‘xim Sauriol

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Émission #420 – Ant-Man

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Émission #420 – Cette semaine, on reçoit Nicolas Archambault, programmateur au festival Fantasia. On discute également en fin d’émission du plus récent film de Marvel Studios, Ant-Man du réalisateur Peyton Reed mettant en vedette, Paul Rudd, Michael Douglas et Evangeline Lilly.

Bien sûr, comme à l’habitude, nous vous partageons également les dernières nouvelles sur l’univers de la pop culture, jeux vidéos, BD, films, télévision, etc.

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