Retransmission vidéo de l’émission radio #229

Écoutez la retransmission de l’émission #229 – Cette semaine, nous plongeons la tête première dans l’un des évènements les plus sombres de DC Comics, la minisérie Blackest Night de Geoff Johns et Ivan Reis.

Bien sûr, comme à l’habitude, nous vous partageons les dernières nouvelles sur l’univers de la pop culture, jeux vidéo, BD, Films, télévision, etc.

Le retour de Tales From The Crypt au petit écran

Deadline rapporte que Gil Adler, le créateur original de la télésérie Tales From The Creep, ainsi que Andrew Cosby le cocréateur d’Eureka, ont uni leurs forces afin de ramener la célèbre série d’horreur au petit écran.

Pour cette nouvelle incarnation du projet, ils abandonneraient le style anthologique de la série pour plutôt concentrer l’action sur les personnages de la bande dessinée de EC Comics du même nom.

La télésérie originale de Tales From The Creep a été diffusée sur la chaîne HBO de 1989 à 1996. La nouvelle série ne serait pas forcément destinée à HBO, le projet aurait été proposé à différents réseaux américains, dont Cinemax qui se serait déjà montré intéressé.

– Benoit Mercier

J.J. Abrams à la barre du prochain Star Trek?

De retour de vacances, le producteur et réalisateur J.J. Abrams travaillerait présentement avec les scénaristes Alex Kurtzman, Roberto Orci et Damon Lindelof sur le prochain chapitre cinématographique de Star Trek. Selon les spéculations, la production pourrait débuter aussi tôt que le mois de janvier prochain, le tournage quant à lui serait prévu pour l’été 2012.

Malgré ces bonnes nouvelles, Abrams n’a pas encore mentionné s’il serait à la tête du projet à titre de réalisateur ou si son implication se limiterait à celui de producteur.

– Benoit Mercier

Les Avengers réunis

Pour une raison que j’ignore, plusieurs auditeurs nous ont dit que l’aperçu du film The Avengers n’était pas projeté à la fin de Captain America. Cela a également été mon cas et celui du reste de l’équipe des Mystérieux étonnants lorsque nous nous sommes retrouvés pour écouter ensemble le long-métrage du réalisateur Joe Johnston.

En attendant, il faudra se rabattre à la version illégale enregistrée en salle. Sinon un nouveau vidéo, cette fois-ci incluant la scène finale de Captain America, est maintenant disponible sur les internets. Elle est suivie de séquences tirées de l’aperçu que nous n’avons pas eu la chance de visionner qui défilent rapidement

– Benoit Mercier

Festival Fantasia: The Whisperer in Darkness

The Whisperer in Darkness est plus qu’une simple transposition au grand écran de la nouvelle du romancier d’horreur H.P. Lovecraft. C’est un effort conscient d’adapter le plus fidèlement possible l’oeuvre originale en ayant recours à des techniques cinématographiques pastichés des longs-métrages des années 40.

C’est un récit classique fait avec un amour évident pour l’univers imaginé par le célèbre auteur du début du vingtième siècle. H.P. Lovecraft est l’un de ces écrivains dont on dit les oeuvres inadaptables. Sans vouloir ici rajouter de l’huile sur le feu entourant le débat des adaptations de livres au cinéma, les oeuvres de Lovecraft se révèlent les plus efficaces lorsqu’elles se basent sur ce qui a fait le succès des ouvrages, l’innommable, l’horreur qu’on ne peut littéralement pas être décrite et qui envahit complètement l’âme des hommes. Ce n’est d’ailleurs pas surprenant que les protagonistes des histoires de Lovecraft rencontrent pratiquement tous la même fin, la folie plutôt qu’une mort définitive. Mais alors, comment adapter cette dimension au grand écran? Est-ce possible? Je suggère que devant l’impossibilité de pouvoir transposer cette essence horrifique vers le film, le réalisateur Sean Branney a vraisemblablement choisi d’emprunter une esthétique visuelle typée afin de rester, malgré tout, le plus proche de la nouvelle de The Whisperer in Darkness.  Une adaptation directe n’aurait probablement pas été aussi efficace et ne serait pas parvenue à effrayer le public. On s’entend, les créatures qui peuplent les livres de  H.P. Lovecraft traversent l’espace rempli de gaz grâce à des ailes. Pourquoi alors ne pas assumer complètement ce côté daté?

Est-ce que je me suis trop éloigné du sujet qui nous concerne? Pas complètement, puisque c’est l’une des critiques que j’ai entendues le plus à la sortie du film. Pourquoi ce style? Pour ma part, je crois qu’il est à propos et s’inscrit dans une suite logique de choix esthétiques qui font le charme de l’oeuvre.

Des polices de caractères en passant par l’utilisation de vieux effets spéciaux, d’une trame sonore d’époque et des maquettes, le réalisateur emploi toutes les ressources à sa disposition afin de plonger le spectateur dans un récit se déroulant dans première partie du vingtième siècle. Malgré quelque moment où la qualité de la production aurait pu être peaufinée, spécialement certaines scènes en noir et blanc ou lorsque l’on utilise des photographies modifiées, Sean Branney parvient à nous convaincre. Le rythme du film est lent et nous sommes beaucoup plus rapides que le personnage principal à comprendre l’énigme et ce qui se trame. Cet aspect aurait pu en déplaire à plus d’un, mais encore une fois, je dois admettre qui m’a plu. L’objectif n’était pas de dérouter ou surprendre le spectateur, mais bien l’amener en voyage afin qu’il découvre l’univers de Lovecraft.

Même s’il ne vous procura pas de frissons d’épouvante, le film est plongé dans une ambiance fantastique et surnaturelle qui rappelle les vieux feuilletons de télévision tels que The Twilight Zone et The Outer Limits. Sans faire dans la simplicité exagérer, la mise en scène est sobre et se déroule toujours entourée de décors dénudés, stéréotypés, mais efficaces.

Il faut aussi souligner la performance de l’acteur Matt Foyer qui se retrouve à porter seul une bonne partie du film sur ses épaules. En tant qu’interprète principal, Foyer devient notre guide au travers de cet univers ténébreux. Ses expressions, son état d’angoisse est palpable, un jeu parfaitement adapté pour le ton de l’oeuvre.

Parfois malgré lui comique, The Whisperer in Darkness a su gérer des rires de la part du public de Fantasia, souvent provoqué par des dialogues, ou les réactions rigolotes des personnages qui sortent hors de l’ordinaire pour notre époque.

N’en déplaise à ses détracteurs, The Whisperer in Darkness, est un film qui a du coeur qui a été créé par des artisans qui arrivent à nous faire ressentir, l’amour et l’émerveillement qu’ils entretiennent pour l’oeuvre de H.P. Lovecraft.

– Benoit Mercier

Festival Fantasia: True Legend

On peut toujours compter sur Fantasia pour nous offrir année après année des films de kung-fu dans la pure tradition chinoise. Une édition de Fantasia sans des longs-métrages d’arts martiaux, c’est comme si on mangeait des biscuits sans boire un bon verre de lait. On pourrait en profiter tout autant, mais c’est évident qu’il manquerait quelque chose.

Heureusement, les amateurs du genre ont eu leur dose lors de la diffusion de True Legend, un film racontant les périples d’un maître qui, à la suite de plusieurs tragédies qui sont survenues dans sa vie, a inventé un style de combat dont la pratique se fait sous l’influence massive d’alcool. True Legend est avant tout une histoire d’honneur, de famille et de résilience réalisée par Yuen Woo-Ping, un ancien chorégraphe de combats pour les films THE MATRIX et CROUCHING TIGER, HIDDEN DRAGON. C’est une oeuvre colorée, excentrique, parfois maladroite, mais hautement divertissante aux personnages sortis tout droit des légendes asiatiques et influencés par les héros et vilains des Comic Book américains.

Su Can (Man Cheuk Chiu) est un maître du Kung-fu au service de l’Empire de Chine. Après plusieurs années de services militaires, Su quitte l’armée afin de retrouver sa femme et fonder finalement une famille. Il laissera derrière son beau-frère et compagnon d’armes Yuan Ying (Xun Zhou), un homme au tempérament jaloux qui a toujours vécu dans l’ombre du célèbre général de guerre. Cinq ans après son retrait de l’armée, Su Can est sur le point d’ouvrir une école d’art martial, sa femme Yu et lui vivent heureux avec leur jeune garçon. Ce parfait bonheur prendra subitement fin lorsque Yuan, maintenant un puissant gouverneur, vient obtenir sa vengeance sur Su Can en prétextant récupérer la famille que celui-ci lui aurait « volée ». En fessant appel à des forces surnaturelles et une armure cousue à même sa peau, Yuan Ying vaincra Su. La jeune famille se retrouvera séparé et il en reviendra à Su Can de l’unifier à nouveau.

Tapissé d’action de la séquence d’ouverture à la dernière, True Legend ne nous offre pas beaucoup de temps de répit pour respirer. Une scène de combat et pratiquement suivie d’une autre, sauf pour quelques occasions où le film prend un moment pour instaurer un peu d’histoire. C’est dans ces séquences qu’on en apprend davantage sur les personnages, ce qui les motive, leurs rêves et surtout ce qui les unit les uns aux autres. Ces moments d’accalmie sont les bienvenues et ne sont jamais trop longs à nous en faire « taper du pied ». Juste assez d’informations sont transmises afin que l’on puisse se soucier de nos personnages principaux qui sinon progressent principalement dans un film bourré de combats. Ceux-ci sont par ailleurs extrêmement bien chorégraphie et nous tiennent en haleine. Le recours du ralenti et à des procédés d’images de synthèse aide à amener un caractère fantastique et surhumain à l’oeuvre. Chaque combattant possède son propre style de combat surdimensionné et c’est véritable plaisir de les voir s’affronter sur grand écran. Ce caractère d’excentricité et de grandeur est présent dans tous les aspects du film, des effets spéciaux à la performance des acteurs qui font par moment dans le grand-guignolesque.

La dimension tragique de l’oeuvre est l’élément principal qui propulse l’histoire. Su Can, autrefois un grand héros de guerre, tombe de plus en plus dans la dépression et l’alcoolisme, ce qui lui fera fleureter avec la folie. Chaque jour, il croira s’entrainer avec rien de moins que le Dieu du Kung-fu, il reviendra de ces journées épuisées et arborant des blessures sur la quasi-totalité de son corps. Des blessures qui, selon sa femme, il s’afflige à lui-même. Qu’ils soient les manifestations d’un esprit malade ou celles d’une véritable transcendance, ces segments d’entrainement sont primordiaux pour Su Can afin qu’il perfectionne sa maîtrise du combat corps à corps et rétablisse son estime de soi. On le verra repousser ses limites pour être une fois de plus bascule dans la défaite. Sa résilience s’effritera au fur et à mesure que son alcoolisme prendra le dessus. C’est également dans ces moments que les spectateurs se sentiront le plus liés à leur héros pour qui on finit par souhaiter qu’un moment de bonheur et de repos bien mérité.

Sans réinventé le genre, True Legend saisit les occasions de s’éloigner du combat pour instauré des éléments tragiques qui de concert avec le reste du film en font un récit aussi sombre, loufoque qu’amusant.

– Benoit Mercier

Mystérieux Étonnants #228Captain America: The First Avenger

Cette semaine, Captain America: The First Avenger du réalisateur Joe Johnston mettant en vedette Chris Evans, Hugo Weaving, Hayley Atwell et Sebastian Stan. Bien sûr, comme à l’habitude, nous vous partageons également les dernières nouvelles sur l’univers de la culture populaire: BD, cinéma, jeux vidéos, télévision, etc.

Diffusion originale: 25 juillet 2011
Site web: MysterieuxEtonnants.com
Cet épisode a été enregistré à CHOQ.ca
© Les Mystérieux Étonnants. Tous droits réservés.

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Retransmission vidéo de l’émission radio #228

Écoutez la retransmission vidéo de l’émission radio #228 – Cette semaine, nous discutons du film Captain America: The First Avengers du réalisateur Joe Johnston.

Bien sûr, comme à l’habitude, nous vous partageons les dernières nouvelles sur l’univers de la pop culture, jeux vidéo, BD, Films, télévision, etc.

Le retour de Scarlet Spider?

Lors de la conférence Spider-Man and his Avenging Friends, organisée dans le cadre du Comic-Con de San Diego, les représentants de Marvel ont présenté au public l’image d’un costume qui n’est pas sans rappeler celui du Scarlet Spider, le clone de Peter Parker décédé depuis plusieurs années.

Sans spécifier de quoi il en retournerait, les officiels de Marvel Comics ont précisé que nous ne devions pas y conclure une prochaine implication de Ben Reilly. L’évènement en question aura lieu en 2012 dans l’univers de Spider-Man, d’ici là que les spéculations commencent.

– Benoit Mercier

Star Wars édition Blu-ray – De nouvelles scènes seront disponibles

La sortie de l’édition Blu-ray complète de la saga Star Wars est prévue pour le mois de septembre prochain. En plus des six films de la franchise, ceux qui se procureront le boîtier intégral, à la différence des deux coffrets de trois films, recevront trois disques en boni contenant plus de 40 heures de contenus supplémentaires.

Depuis l’annonce officielle du lancement du coffret, les fans ont spéculé si cette nouvelle édition incluait les scènes supprimées de la trilogie originale.

Réjouissez-vous, la toute nouvelle bande-annonce, présentée lors du dernier Comic-Con de San Diego, présente une sélection de différentes scènes inédites sur lesquelles vous pourrez enfin mettre la main.

– Benoit Mercier

Scanners, la télésérie?

Deadline rapporte que Dimensions Films est sur le point de produire une télésérie basée sur Scanners, un long-métrage de 1981 du réalisateur canadien David Cronenberg.

La société appartenant aux frères Weinstein avait acheté à l’origine les droits de Scanners afin d’en réaliser un remake.

Toujours selon Deadline, Dimensions Films serait déjà en négociations avec plusieurs scénaristes afin de créer les épisodes de la série.

Alexandre Aja (The Hills Have Eyes, Piranha 3D) serait pressenti pour remplir le poste de producteur délégué en plus d’être celui qui réalisera le pilote de la série.

– Benoit Mercier

Quand Netflix se plante – Il y avait des zombies dans le film de Denys Arcand?

Je suis un grand fan de Netflix, j’attendais depuis un bon moment déjà que ce type de service de visionnement en ligne soit disponible au Canada. C’est simple, peu coûteux, rapide et la sélection offerte, composée de longs-métrages et de téléséries, grossit chaque semaine. Je ne l’ai jamais caché, faute de contenu intéressant à la télévision québécoise nous avons coupé le câble à la maison. Pour le reste, il y a tou.tv en attendant qu’Astral décide de se réveiller et offrira un système similaire.

Ceci étant dit, j’étais plié en deux par le rire hier soir sur mon sofa lorsque je suis tombé sur cette description de film pour laquelle Netflix s’est planté royalement. Sur une fiche descriptive, on y voit la pochette anglaise de L’âge des ténèbres, un long-métrage du réalisateur Denys Arcand.

Malgré le fait que la fiche nous donne bel et bien accès à une version sous-titrée en anglais du film d’Arcand, les informations inscrites ainsi que les artisans liés au projet sont complètement fausses.

En effet, selon ce qui est écrit, Days of Darkness est un film de Jake Kennedy dans lequel une comète percute la Terre et dont le nuage toxique qui s’en dégage transforme les gens en zombies…

Est-ce que j’ai besoin d’en rajouter davantage?

– Benoit Mercier

Fantasia 2011, Jour 8: Detention

Detention réalisé par Joseph Kahn est la réponse du réalisateur à ce qu’il qualifie des films prévisibles provenant tout droit d’Hollywood. C’est avant un tout un long-métrage inclassable qui emprunte à divers genres cinématographiques tels que le « Slasher » et les films de John Hughes en y incorporant du voyage temporel et des éléments graphiques à la Scott Pilgrim. Il s’agit d’une oeuvre qui va à cent milles à l’heure aux personnages attachants et à l’histoire complètement éclatée.

Riley (Shanley Caswell) est la seule jeune adolescente engagée et végétarienne de son l’école secondaire. C’est également quelqu’un de très maladroit qui n’a pas la cote de popularité auprès de ses camarades de classe. Alors que la fin de l’année scolaire approche à grands pas, elle devient la proie d’un tueur en série qui a emprunté l’identité de Cinderella, un personnage de film d’honneur dont le deuxième opus cinématographique vient tout juste de sortir en salle. En plus de cette menace qui pèse constamment sur ses épaules, l’une de ses meilleures amies vient de mettre le grappin sur Clapton Davis, le garçon le plus cool du collège pour qui Riley a un faible.

Sans vous perdre, et me perdre par la même occasion, c’est ici que j’arrête mon résumé de Detention. Car si à priori la prémisse du film est simple, elle se complexifie de manière exponentielle ou fur et à mesure que celui-ci progresse. Tandis que le tueur risque d’apparaitre à tout moment, les élèves de l’école se font terrasser par Cinderellla qui tue sans discrimination. Ces séquences, qui par ailleurs sont très efficaces, contrastent avec le reste du récit qui demeure sinon coloré, rempli d’une énergie positive et contagieuse. Les images infographiques viennent appuyer le long-métrage en rajoutant des informations supplémentaires sur les personnages ou les situations, une technique efficace et qui aurait pu basculer facilement dans l’inutilité à en devenir agaçante.

Les références à la pop culture d’aujourd’hui et des derniers 15 ans font légions et sont davantage destiné à un public composé de jeunes adultes. Celles-ci défilent à une vive allure et il faut être attentif pour ne pas en manquer une. C’est d’ailleurs au milieu de ce flux continu de gages et de clins d’oeil que des informations vitales au déroulement de l’histoire nous sont transmises, ce qui rend de Detention difficile à suivre, surtout quand le film s’emballe en deuxième partie et que les notions de voyages temporels sont mises de l’avant. Malgré le caractère excentrique du film, les différents genres se marient bien afin de composer une oeuvre homogène et plausible que l’on questionne qu’à de rares reprises. La distribution composée d’interprètes peu connut son juste et leur jeu vraisemblable, une tâche qui était certainement difficile si l’on considère la dimension déroutante du scénario.

Malgré quelques difficultés au niveau de la continuité, on sort de notre visionnement avec le sentiment qu’on a assisté à quelque chose de nouveau qui à su tiré des films culte des dernières années afin d’en ressortir un cocktail très sucré et dense, mais pas moins pour autant rafraichissant.

– Benoit Mercier