Il y a 50 ans, JFK promettait la Lune

Il y a cinquante ans aujourd’hui, le 25 mai, John F. Kennedy a promis, dans un discours devenu historique, que les États-Unis iraient sur la Lune avant la fin de la décennie, soit avant 1970. Quelques semaines avant cette déclaration, le premier américain (et deuxième humain) volait dans l’espace. Malheureusement, JFK n’a jamais pu voir sa promesse se matérialiser, lui qui est mort deux années plus tard dans une funeste balade en décapotable. C’est le 20 juillet 1969, quelques mois avant l’échéance, que Buzz Aldrin et Neil Armstrong ont marché sur la Lune, tandis que le pilote Michael Collins est resté dans le vaisseau.

Pour commémorer ce discours, la NASA a publié ce vidéo :

Certains osent comparer ce petit pas pour l’homme, mais très grand pour l’humanité, à la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb, mais c’est grandement exagéré. Toutefois, cela a tout autant influencé le monde dans lequel nous vivons, et ce, en toutes ces moindres facettes (que ce soit au niveau technologique, scientifique, culturel… ou spirituel).

– ‘xim Sauriol

[P.-S. L’exploration spatiale, c’est beaucoup plus qu’un concours de celui qui pisse le plus loin.]

Une navette spéciale

Vendredi dernier, pour célébrer le trentième anniversaire des Navettes spatiales américaines*, plus de mille employés de la NASA se sont rassemblés dans le stationnement du Kennedy’s Vehicle Assembly Building pour recréer une navette spatiale de leur corps; navette qui n’atteindra malheureusement jamais le cosmos, mais qui mérite les étoiles.

– ‘xim Sauriol

* Le vol inaugural a eu lieu le 12 avril 1981.

Croquis intergalactiques

L’agence spatiale américaine (la NASA) ne cesse de nous émerveiller par ses exploits technologiques et humains ainsi que les superbes photographies intergalactiques qu’elle nous rapporte des confins de l’espace. Mais, ce qui est tout aussi extraordinaire ce sont les images que des artistes créent pour l’agence, mêlant science-fiction et science-réalité. L’iconique magazine Time a compilé une trentaine de ces photos, vous n’avez qu’à cliquer ici pour les admirer encore et encore.

– ‘xim Sauriol

Un robot humoriste et sa créatrice

Voici la toute première performance publique de Data, un robot humoriste créé par Heather Knight :

Mademoiselle Knight est une doctorante, de l’institut de robotique de l’université Carnegie Mellon, qui fait ses recherches sur l’intersection entre la robotique et le divertissement. En plus de ses études, elle participe à de nombreux projets en robotique (ayant lieu à la NASA ainsi qu’en des musées et bien plus) et elle dirige Marilyn Monrobot, qui est une entreprise créatrice de machines charismatiques destinées aux performances de toutes sortes (outre un robot humoriste, elle a, entre autre, fabriqué des robots acteurs qui jouent des rôles d’humains). Finalement, elle est membre de Syyn Labs (qui fusionne la technologie et l’art), dont voici un démo :

– ‘xim Sauriol

Sublime frustration envers la NASA

damewse est un canadien qui est plus que déçu par les communications complètement inefficaces de la NASA. Il juge plus qu’important la perception qu’a le public vis-à-vis l’agence, puisque son financement en dépend. Mais, bien qu’elle soit garnie de certains des plus grands génies de notre planète, l’agence est plus qu’inadaptée quand vient le temps d’utiliser les réseaux sociaux et autres médias de masse. Il a une multitude d’idées de marketing pour l’agence qu’il conserve dans un document Word intitulé NASAideas.doc, mais il croit qu’elle n’en a rien à … et qu’elle n’aurait de toute façon aucunement les fonds pour les mettre en place. Il en a du moins matérialisée une de lui-même, ce vidéo :

– ‘xim Sauriol

P.S. Voici un très intéressant article de CNN intitulé Why we need a Hubble for the seas qui clame que l’exploration spatiale se fait au détriment de l’exploration des profondeurs océanes.

2012 : le film de science-fiction le plus absurde de tous les temps

Lors d’une récente conférence de la NASA, plusieurs films de science-fiction ont été critiqués, démolis même, par ses scientifiques. L’agence spatiale déplore que plusieurs oeuvres ne parviennent pas à cacher leurs inexactitudes et désinforment ainsi le grand public. 2012 (oeuvre de Roland Emmerich) y a alors été déclaré comme étant le film le plus absurde de tous les temps surpassant même Armageddon, Volcano (autres oeuvres apocalyptiques) et The 6th Day (avec Arnold Schwarzenegger). Selon eux, ce film tire profit de nombreuses théories et fantasmes bidon sur la fin du monde et les rend encore plus tangibles auprès d’un public apeuré.

Blade Runner et Gattaca seraient, quant à eux, les plus réalistes du genre.

– ‘xim Sauriol

Source

Foursquare à 220 miles de la Terre

« I just unlocked the « NASA Explorer » badge on @foursquare!http://4sq.com/dseNyI«

C’est ainsi, à des années-lumière des légendaires « Houston, we have a problem! » ou « That’s one small step for [a] man, one giant leap for mankind. » que Douglas Wheelock a exprimé sur son compte Twitter le fait d’armes qu’il a accompli, vendredi dernier à 11 h du matin (heure de l’Est), soit devenir le premier à utiliser Foursquare hors de notre atmosphère.

Toutefois, en matière d’utilisation de réseau social dans l’espace, M. Wheelock fait un peu figure de Buzz Aldrin puisqu’en janvier dernier T.J. Creamer est devenu le premier homme à y en utiliser un. Il a en effet publier le premier tweet directement de la Station spatiale internationale

Le geste de M. Wheelock n’est pas une initiative personnelle, puisque la NASA et Foursquare ont récemment créé un partenariat; tous les deux ayant pour mission, l’exploration et la découverte. L’agence spatiale américaine tente par l’utilisation de tels réseaux sociaux de rendre à nouveau hip le programme spatial et de communiquer directement avec le public.

– ‘xim Sauriol

Source 

P.S. The Guardian vient de faire paraître un article sur ce qu’est la vie dans la Station spatiale internationale. Pour le lire, cliquez ici.

La Vomit Comet ou l’absence de bière dans l’espace

Explorons le coté moins glamour des astronautes:

Parfois, la science se doit d’être un peu scatophile, comme lorsqu’il est question de la gestion des excréments dans l’espace. Il est déjà assez difficile d’aller aux toilettes (publiques) sur Terre, surtout lorsqu’elle ressemble aux chiottes d’une fameuse scène de Trainspotting, alors imaginez-vous lorsqu’il y a zéro gravité. La journaliste Mary Roach vient de publier un livre intitulé Packing For Mars sur le développement des technologies sanitaires à la NASA. Il n’y est pas seulement question des toilettes dans ce bouquin, mais aussi comment contrôler les odeurs corporelles lorsqu’on ne peut pas se laver, comment guérir la nausée lorsque vomir n’est pas évident… ou qu’arrive-t-il quand un astronaute est sous l’emprise de flatulences, comme ce fût le cas d’un astronaute d’Apollo 16, alors qu’il était stationné sur la Lune. En plus, elle y évoque pourquoi un cosmonaute (russe) a besoin d’une poupée à fellation… ou plutôt comment se satisfaire sexuellement dans l’espace, surtout avec les ouvertures prochaines d’hôtels cosmique où le flot de touriste voudront bien se faire plaisir. Finalement, il y est aussi question d’utilisation de cadavres plutôt que de crash test dummies (pas le groupe rock canadien) pour des expériences ou l’absence de bière et de Coca-Cola en orbite.

Vous pouvez lire un article sur ce livre du pinacle du journalisme, le New York Times, en cliquant ici ou voir leur petite entrevue vidéo ici. Mais, ce que je vous suggère surtout est de regarder cette superbe entrevue que l’auteure a accordée à Jon Stewart.

– ‘xim Sauriol

P.S. La Vomit Comet est l’avion modifié que la NASA utilise pour simuler l’absence de gravité et où elle effectue donc une grande part de ses tests « sanitaires ».