L’avenir de Batman de la bouche de Grant Morrison

Le LA Times s’est entretenu avec Grant Morrison le concernant son travail sur les titres de Batman.

On y apprend en lisant l’article que le chevalier noir retrouvera sous peu son symbole classique avec un fond jaune. Selon Bleeding Cool, le retour à ce look plus conventionnel présage un changement de ton pour le personnage.

En effet, B.C. prétend que les périodes où Batman revêt le symbole jaune ont une atmosphère « Silver-Age » et positivent comparativement à celles du logo complètement noir, celles-ci seraient modernes et sérieuses.

Avec la nouvelle série Batman Inc., Batman fera le tour du monde afin de dénicher des héros « Batmannesque » et d’augmenter la « Bat Family ».

« Vous pouvez faire ce que vous voulez avec Batman» a déclaré Morrison. Vous pouvez faire la comédie, vous pouvez faire le Batman gai… tout cela fonctionne. C’est quelque chose d’intrinsèque au personnage. C’est si étrange et étonnant.»

« Rien de ce que j’ai fait avec Batman n’est pas si choquant que cela n’avait pas déjà été vu auparavant. J’ai essayé de dire aux fans: Ne vous inquiétez pas, il a déjà fait du voyage dans le temps, nous allons simplement le voir d’une manière plus conventionnelle, de façon plus terre-à-terre. »

« C’est un peu comme la « Bat Family », je suppose, à l’exception que la famille est très étendu dans ce cas si c’est à une échelle mondiale. Je dis aux gens de ne pas s’inquiéter. Batman peut le prendre. Il l’avait fait auparavant. »

– Benoit Mercier

Spider-Man The Musical

Réjouissez-vous fan de l’homme araignée, après plusieurs années d’attente, Spider-Man The Musical débutera sur Broadway juste à temps pour le temps des fêtes!

La pièce met en vedette Reeve Carney, Jennifer Damiano, Patrick Page, Evan Rachel Wood et Alan Cumming. Les paroles et la musique sont signées par Bono et The Edge du groupe U2, Julie Taymor quant est elle est à la mise en scène.

On estime les coûts de la production aux alentours de 50 millions de dollars américains.

Spider-Man Turn Off The Dark brûlera les planches de Broadway du 21 novembre au 14 décembre 2010.

– Benoit Mercier

La fin pour Daredevil?

Marvel nous envoie un teaser de Daredevil qui nous laisse craindre le pire pour le héros de Hell’s Kitchen.

Suite au événement de Shadowland,  l’accroche « The Birth of the Marvel’s Universe Greatest Villain » et les teasers d’un nouveau « Man Without Fear« , qu’arrivera-t-il à ce bon vieux DD?

Matt Murdock en villain? Changement d’alter-ego? Mort de Daredevil? (avec voyage dans le temps a l’aide d’un gun et des indices dans la Batcave?)

On attend novembre pour les réponses.

Chendevil

Les films adaptés de comics: un mal nécessaire?‏

Voici un article qui provient de Francis Ouellette, coanimateur au 7ième Antiquaire sur CHOQ.FM.

Pour écouter notre émission cette semaine, cliquer sur la photo en bas…

« Les films de super-héros sont présentement à l’agonie. Les gens en ont marre; ils sont exaspérés de se faire bombarder par des superproductions mettant en scène des personnages en collants dont l’ultime but est de faire du pognon »

Cette paraphrase nous provient de Matthew Vaughn, réalisateur de Stardust, Kick-ass et bientôt X-men:First class. Au delà du fait que le bonhomme va bientôt avoir fait trois films du genre, il ne faudrait pas perdre de vue qu’il est de prime abord un producteur avec un certain flair. Et si…il avait raison?

Ah oui? Vraiment? Faut-il donner du crédit à cette déclaration?

Cette semaine, le 7ème se penche sur la question. Loin de vouloir simplement nous porter à la défense du « genre », nous parlerons avec sérieux et détachement de nombreuses notions le concernant. S’il est actuellement mercantile au degré le plus absolu, la qualité des films est indéniablement au rendez-vous. Or, cette explosion ne s’est pas faite du jour au lendemain; c’est le fruit d’une longue évolution où de nombreux éléments hétérogènes se sont conjugués, en toute improbabilité.

Les films de « comic-books » ont toujours été là. L’explosion actuelle n’est qu’un retour particulièrement violent du balancier. Par ailleurs, elle ne se produit pas qu’aux États-unis; les autres nations possédant une grande tradition de bédé, nommément la France et la Japon, ne cessent de faire des adaptations de leur matériel.

L’émission de cette semaine entend bien vous prouver que la pérennité de ce genre n’est pas en danger. Il est responsable de tellement de navets et pourtant, les producteurs continuent depuis des décennies à le ranimer au seuil de sa propre mort. Anecdote: combien de producteurs ont dit que la « franchise » de Batman était morte? Depuis 1941, il y a une des vingtaine de films avec le personnage, dont quelques chefs-d’œuvre. Le genre n’est pas prêt de mourir, comme les héros dont il fait l’apologie.
Initialement adaptation de roman-feuilleton, ensuite de « pulp », il n’en demeure pas moins que les racines sont les mêmes. Nous apprenions d’ailleurs cette semaine que Kino allait sortir les DVDs des aventures complètes de Fantômas de Louis Feuillade (le 21 septembre). Pour les néophytes, ces films mettant en scène le plus grand vilain-antihéros de la littérature populaire française, inspiration directe de tellement d’archétypes de « méchants » de comic-books, datent de 1913! Vous croyez que la ferveur actuelle pour le genre y est pour quelques choses? Y’a des petites chances non?

Le sujet ne s’arrête pas là. Au delà des adaptations « directes », il faut considérer avec le même intérêt l’omniprésence des symboles, des archétypes provenant des comics qu’on trouvent au cinéma et ce, même dans des films n’entretenant que des liens passablement lointains avec les thèmes de base.

Un petit exemple…

Voilà de cela une petite paye, j’ai vu un film particulièrement intéressant intitulé The Last Time, un petit drame de mœurs de 2006 particulièrement bien écrit se déroulant dans le milieu de la haute finance. C’est avec Michael Keaton et Brendan FraserPas l’air très inspirant hein?
En regardant le film quelque chose de familier me saisie: il y a un je ne sais quoi de Batman chez le personnage joué par Michael Keaton (il y est d’ailleurs superbe). C’est un « cavalier noir » de la haute finance, solitaire et inquiétant. C’est une créature nocturne. Est-ce juste une impression ou a-t’on choisi Keaton précisément pour cette raison?
Brendan Fraser entre en scène. Difficile de ne pas penser à Superman. Élevé dans la Sud à grands coups de blé d’inde, idéaliste et un peu pataud. Il se formera un antagonisme amical entre les deux vendeurs, aux méthodes certes différentes mais qui ont au final le même but.
Tout ça pourrait tenir de l’élucubration d’un geek qui voit des références partout, même avec la fin du film, absolument digne d’un grand comic.
Or, tous mes instincts se trouvèrent récompensés en une seule scène anodine, où le personnage de Keaton regarde un calepin de croquis appartenant à son ami ,…et il trouve ce dessin:
Pour le geek, ce dessin aura tout de go une signification évidente, qui échappera aux autres spectateurs. Il provient littéralement d’un comic de Batman, l’opus d’Alan Moore intitulé The Killing Joke, où le Joker bousille la colonne vertébrale de Barbare Gordon aka Batgirl à coup de pistolet.Évidemment, la référence est infiniment subtile et ne sera saisie que par quelques geeks profondément morbides (c’est mon cas…).Dès lors, les spectateurs qui possèdent les référents peuvent se faire une idée très nette de ce qui va se passer dans la suite du film.
Vous voyez où je veux en venir. Des moments croqués dans des « vulgaires » comics sont maintenant cités délibérément comme s’isl faisaient partie du canon dit littéraire, dans des films qui n’ont rien à voir avec le sujet.
Des films qui vont emprunter aux archétypes de la bédé, de façon délibérée et subtile comme The Last time, on en retrouve désormais à la tonne.

Le cinéma adapté de bande-dessinée n’est pas prêt de disparaitre. On pourrait s’en tenir par ailleurs à une seule explication; n’en déplaise à tous les Marc Cassivi de ce monde, la prochaine génération de cinéaste sera geek, en long, en large et en travers. Du genre à faire passer Tarantino pour quelqu’un de sévère comme Antonioni.

Ah oui…au moment où j’écris ce papier, ‘Tino se fait approcher pour réaliser un « reboot » de The Shadow. The Shadow: personnage de pulp adapté à la radio par Orson Welles. Ce dernier refusa par la suite de faire une adaptation radio de Batman, prétextant vouloir en faire un film. C’était en 1940. On lui refusa l’adaptation, mais on lui donna carte blanche pour faire son premier film, d’ailleurs gavé à la moelle de référence à Batman…un petit truc nommé Citizen Kane (on a fait une émission complète sur ce sujet urgent et inconnu, ORSON WELLES: Fils de Pulp)

Comme l’a dit le poète: ’nuff said.

Star trek Vs Star wars: le meilleur du pire des deux!‏

Voici un article qui provient de Francis Ouellette, coanimateur au 7ième Antiquaire sur CHOQ.FM.

Venant en aux faits: l’antagonisme qui oppose les Trekkies aux Warsies est une chose bien étrange, assez divertissante tout compte fait et entretenue de toute part par des hordes de geeks de manière délibérée. Where’s the love?


Le 7ème entreprend aujourd’hui d’en finir avec cette guerre de nerds. Le sexe n’est pas suffisant (les Trekkies et Warsies baisent beaucoup selon les statistiques. Yeah right! Pas entre eux en tout cas) et cette opposition ne connaîtra jamais de fin. C’est le conflit Israelo-Palestinien des geeks. Pourtant, il est largement possible d’être fans des deux (oui,oui) sans trahir aucun des deux clans.
Plus d’un fan souffrant cache en lui le germe de cet amour interdit, inconsolable.

IT’S A TRAP!

Mais supposons qu’il faille faire un choix entre les deux? Lequel est le meilleur? Tous les angles ont déjà été discuté sur le sujet et à fond. Sauf un, à notre connaissance, et c’est sur ce sujet bien précis que le 7ème veut se pencher.

Laquelle des deux franchises a fait le truc le plus mauvais?
Vous voyez où on s’en va pas vrai?
Ce sera donc un combat épique, homérique entre nos deux choix de prédilection, que nous commenterons allègrement: le cultissime STAR WARS:HOLIDAY SPECIAL (1978), bouse télévisuelle musicale de variété (genre de Bye Bye de l’espace) où la famille de Chewbacca attend patiemment le retour à la maison du patriarche pour célébrer le Life Day (le Thanksgiving intergalactique). Mais l’Empire guette…Tous le monde est là et Princesse Leia est tellement high qu’elle doit s’accrocher aux poils de Chewie pour chanter. Oui oui…elle chante. (Cochonne!)
Un vrai festival de Grognements wookie sans sous-titres. Génial! RUaarARGH! Hutt hutt!

Pour Star trek, le choix aussi est clair. Outre le premier épisode de la troisième saison Spock Brain, le prix revient à STAR TREK V:THE FINAL FRONTIER aka the Shat Shit Show. Espèce de cochonnerie sans nom oubliant des décennies d’histoire pour célébrer la bédaine de Kirk sous tous ses angles, on y grille des guimauves, littéralement, Uhura danse vicieuse 20 ans en retard, on fait de l’équitation, on court après Dieu (encore littéralement) et on se bat contre le ridicule grand frère de Spock. C’est allé trop loin!

Deux choses vraiment chouettes cependant dans le deux cas: Star Wars:Holiday special est la première apparition officielle et canonique de Bobba Fett et même cette merde ne peut lui retirer son cool . Dans le cas de Star trek V:the Final frontier, c’est la présence d’un cinquième visage ajoutée au Mont Rushmore, celui d’une présidente noire. Halfway there!

Bref, soyez au rendez-vous de cette émission légendaire ici.


Live long and prosper and may the force be with you.

Un film de la Justice League sans Batman et Superman

Les studios de la Warner Bros donnent le feu vert à un film basé sur l’équipe de super héros de DC Comics, la JLA (Justice League of America).
Bonne nouvelle ou non, plusieurs s’entendent pour dire que le film n’est mis sur pied qu’afin de faire compétition à The Avengers.

Pour l’instant, on n’a annoncé que Batman et Superman ne feront pas partie de la distribution. L’équipe sera constituée de Wonder Woman, Martian Manhunter, Flash, Aquaman et Green Lantern. Une annonce qui décevra surement plus d’un fan.

La décision de garder le Dark Knight et l’homme d’acier hors du film est certainement influencée par le fait que les studios de la Warner jonglent encore avec le «reboot» de la franchise de Superman. D’un autre côté, l’univers « réaliste » du Batman de Christopher Nolan n’a pas vraiment sa place dans un récit fantastique comme JLA.

Personnellement, je ne verrais pas le problème à ce qu’il n’y est pas forcément de lien entre les films de Nolan et Bryan Singer et celui de la JLA. À la télévision, plusieurs dessins animés basés à partir de franchise de DC Comics ont pris fin pour être par la suite repris sous une autre bannière sans toute fois qu’il n’y est de liens narratifs directs et sans dérouter l’auditoire.

Les producteurs, soucieux de leur investissement, craignent probablement de brouiller les cartes et de confondre malgré eux l’auditoire moyen si ces personnages sont introduits dans le film de la JLA.

– Benoit Mercier

HULKAMANIA

Voici un article qui provient de Francis Ouellette, coanimateur au 7ième Antiquaire sur CHOQ.FM.

Don’t make him Ang Lee…you won’t like him when he’s Ang Lee. Really?

Cette semaine à l’émission, nous dérogerons de nos règles habituelles. Pour le première fois depuis trois ans, nous parlerons d’un film récent. Certain d’entre vous se demanderons pourquoi nous avons arrêté notre choix sur le HULK d’Ang Lee. En effet, il y a eu plusieurs film ces 20 dernières années autrement plus importants que celui-là pas vrai? Oui oui. Peut-être. Ceci dit, l’importance de ce que représente HULK dans le monde cinématographique actuel semble avoir échappé à une masse considérable de gens *une masse énorme en fait*. Alors que nous sommes en plein milieu d’un zeitgeist de films adaptés de bédé (la France et le Japon n’y font pas exception), en tant qu’initiateur, HULK était peut-être un peu trop incroyable. Les cinéphiles, les bédéphiles, les geeks, les aficionados de culture pop, même ceux qui font partie de tous ces groupes à la fois ne semblent pas avoir apprécié la richesse de ce qui est selon nous LE grand film de comic de la décennie. Il serait facile de dire qu’il était trop en avance sur son époque, mais la situation est bien plus complexe que ça. Le film était littéralement visionnaire, rien de moins (ceux qui trouve qu’on en mène large…écoutez nous ici, vous n’allez pas en revenir) et il semble temps pour nous de le sacraliser comme il se doit, au nom du cinoche, de la bédé et de tous les geeks. Vous êtes tous pardonnés…vous ne saviez pas ce que vous faisiez.

Ceci dit, pour tout l’amour que le 7ème possède pour HULK, on aime bien qu’il occupe cette position d’incompris. Ironie sublime, le film est devenu comme le personnage lui-même, victime de l’incompréhension des gens, de leur insensibilité. Bref, notre émission entend bien lui rendre justice.
Les images qui suivent forment une espèce de document visuel accompagnant notre émission, prouvant comment le film fait brillamment la conjugaison entre la mythologie classique, celle du cinéma et du comic.

En Atlas moderne…



Forcé aux Travaux…


La belle et la bête à travers les âges
La figure paternelle foudroyante
Et bien évidemment, le drame familial entre le père et son fils doit se jouer sur une scène dénudé, semblable à celles de l’Antiquité, vide sinon pour les lumières et les deux comédiens qui déclament exagérément leur texte devant un public de militaires. Comme si on avait amalgamé les constituantes d’une mise en scène expérimentale de Sophocle avec des contraptions de Sci-fi kitsch comme savait les faire Jack Kirby! Coinvaincu?


PS!

Puisqu’on traite de Hulk cette semaine…Vous souvenez vous, en 86-87, pendant un mois non-stop, les geeks se sont graissés le salami sur les photos promotionnelles d’un potentiel film de She-hulk qui aurait mis en vedette Brigitte « elle est immense cette grande salope » Nielsen?
Si ce n’est pas votre cas, vous ne savez pas ce que vous avez manqué et je vous encourage tout de go à le faire en zieutant ces clichés absolument géniaux qui ont eu le temps de re-re-devenir à la mode…la preuve que les geeks ont highjacké la culture de masse solidement….Moi, mon petit Kirk en col roulé aime beaucoup cette femme verte! –She’s… too much of a woman… to ignore.

« I’m your Venus, I’m your fire, your deSIre… »

Ça fait beaucoup plus Hulkerella que She-hulk mais bon…Barbarella Vs Hulkerella Vs Vampirella Vs Milli Vanelli . (Maintenant que j’y pense, dans un monde parallèle où des gouines auraient pris le contrôle du monde, le groupe s’appellerait surement…Moka Vanilla!)

L’affaire Antoine Dodson

Nous en avons fait mention à la fin de notre bloc de nouvelle hier à l’émission de radio. Pour vous résumer brièvement l’affaire, Antoine Dodson a réagi à la télévision locale suite à une tentative d’agression sur sa sœur.

Ses propos ont rapidement fait le tour de l’internet et le jeune homme s’est retrouvé du jour au lendemain une célébrité locale, mais également sur le Web.

Site officiel de Antoine Dodson: http://www.antoine-dodson.com/

Voici le vidéo qui est à l’origine de cette histoire.

Et son plus populaire remix.

– Benoit Mercier